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Haute-Garonne
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Aménagement - Urbanisme
| 7/01/2016

Atelier Ensat/FPI MP : les contraintes politiques en question

Organisé le 5/1 dans les locaux de l’école d’architecture de Toulouse (Ensat), le 5e et dernier atelier initié dans le cadre du rapprochement entre la fédération régionale des promoteurs immobiliers (FPI MP) et l’établissement formateur d’une centaine d’architectes par an a mis en lumière la difficulté de concilier exigences politiques, architecture et aménagement urbain.

Face à une trentaine d’étudiants et de professeurs de l’Ensat et aux représentants de la FPI MP, dont son président Patrick Saint-Agne, deux élus toulousains étaient invités à débattre autour de cette thématique : Annette Laigneau et Franck Biasotto, adjoints au maire de Toulouse respectivement en charge de l’urbanisme et du logement. L’occasion de présenter les grands projets de la ville et de la métropole, à l’image de la Zac Borderouge, du chantier Teso (Toulouse Euro Sud-Ouest), du projet de téléphérique (Aérotram) ou de la 3e ligne de métro.

Mixité sociale : “un échec“

Fil rouge de ces échanges, la nécessité d’organiser ces différents programmes en cohérence avec un développement urbain durable, notamment en terme de politique de la ville. « À Toulouse comme en France, la mixité sociale n’existe pas. La politique de la ville est un échec, n’a pas hésité à lancer Franck Biasotto. Nous devons attaquer l’aménagement des quartiers difficiles de façon différente. On a tendance à oublier la dimension humaine dans nos projets. » Aux yeux de l’élu,  il est plus que jamais vital pour les collectivités de fixer des objectifs élevés en terme de réalisation de logements sociaux. « Pour y répondre, la ville de Toulouse a fixé un objectif de réalisation de l’ordre de 1 000 lots/an dès 2017 afin de répondre à une demande croissante », rappelle ainsi Franck Biasotto.  Autre défi, renouveler le modèle de la Zac. « Nous n’avons plus les moyens financiers de lancer des Zac publiques. Il faut innover à l’heure ou ce modèle est à bout de souffle » a martelé Annette Laigneau en faisant référence au projet de Zac Malepère. « Nous avons opté pour un programme original,  réalisé en partenariat étroit avec des acteurs privés : promoteurs immobiliers et petits propriétaires. Les projets de construction sont réalisés pas à pas avec les promoteurs, sans limite de hauteur ni de prescriptions architecturales. Le seul fil conducteur réside dans l’organisation des axes de circulation. De fait, cette opération a évolué pour devenir le “Faubourg Malepère“ en quittant le registre de la Zac traditionnelle. » De quoi donner inciter les étudiants de l’Ensat à innover dans leur approche du métier et leur geste architectural. Dans le cadre du partenariat avec la FPI MP, ces derniers planchent déjà, depuis octobre 2015, sur l’architecture toulousaine de demain en vue de définir une identité architecturale tenant compte du climat, de la géographie ou des modes de vie toulousains. Objectif :  améliorer l’image de la ville et renforcer son identité en retravaillant notamment les entrées de ville. Les projets urbains et architecturaux proposés par les étudiants seront présentés le 18 mars prochain à Toulouse dans le cadre du salon du logement neuf organisé par la FPI.

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