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Industrie
| 14/09/2012

Arrêt du nucléaire au Japon : Melox pas inquiet « à court et moyen terme »

L’annonce, ce vendredi, par le gouvernement japonais, de l’arrêt progressif de la production nucléaire au Japon sur trente ans, n’inquiète pas, officiellement, l’entreprise Melox, dont le Japon était le premier client à l’export avant la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011. Cette filiale d’Areva emploie 900 personnes à Marcoule (Gard) pour fabriquer un combustible nucléaire, le Mox, en recyclant un combustible usagé. Le Mox alimentait plusieurs centrales japonaises, dont celle de Tepco à Fukushima. Cette dernière fonctionnait, elle-même au Mox. « Le gouvernement a acté le fait que les réacteurs seraient progressivement relancés, à condition que l’autorité de sûreté le valide », note Régis Faure, porte-parole de Melox. « D’autre part, la politique de recyclage en ressort confirmée ». Il n’y a donc, selon lui, « pas d’impact négatif à court et moyen terme ». Melox, qui a produit 145 t de Mox en 2011, et prévoit une production de 150 t en 2012, exporte un tiers de sa production. Melox, qui exporte aujourd’hui en premier lieu vers l’Allemagne, se « tient prêt pour un redémarrage du parc japonais ».
Embarras
« Le Mox est pour nous un combustible nécessaire qui nous permet de faire des économies en termes d'importation de matière premières puisqu'il est issu du recyclage », expliquait à la Lettre M, avant l’annonce du gouvernement japonais, Masahoro Takasugi, directeur adjoint de Kepco, exploitant de trois centrales au Japon.
Pour le correspondant du Figaro au Japon, Régis Arnaud, la position « ambiguë » du gouvernement japonais, qui annonce l’arrêt du nucléaire, et le redémarrage à court terme des réacteurs « jugés fiables », « traduit l’embarras des pouvoirs publics, coincés entre l’opinion publique, devenue anti-nucléaire depuis l’accident de Fukushima, et le patronat, pro-nucléaire dans les mêmes proportions ». Pour le représentant de Melox, le gouvernement japonais « fixe un cap. Mais des révisions sont possibles ». Le Japon est le troisième pays, après l'Allemagne et la Suisse, à faire part de son intention de stopper ses réacteurs après la catastrophe de Fukushima.
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