ARM Engineering développe un biocarburant pour moteurs thermiques et électriques
La société tarnaise ARM Engineering, fondée à Montans en 2017 par Marc Lambec – par ailleurs dirigeant de LR Performance (préparation et reprogrammation de moteurs) –, a développé une solution globale permettant de « rendre verts tous les véhicules à moteurs essence, qu'ils soient thermiques ou hybrides, mais aussi les véhicules électriques ». Une solution basée sur un nouveau biocarburant baptisé G-H3, fruit de deux années de R&D.
« Ce biocarburant de deuxième génération basé sur la conversion de méthane en liquide est produit à partir de biomasse non alimentaire, à savoir des excréments d'animaux, explique à La Lettre M Marc Lambec. En termes de bilan carbone, le G-H3 rejette seulement 18 grammes de CO2 par mégajoule, de la source à la roue, contre 86 grammes pour des carburants fossiles et 34 grammes pour des biocarburants de première génération comme le bioéthanol. » Un bilan qui pourrait selon le chef d'entreprise être encore revu à la baisse si le procédé de conversion du méthane en liquide était « localisé dans les zones agricoles françaises ».
De possibles partenariats industriels
Aujourd'hui, ARM Engineering indique avoir converti plusieurs véhicules essence en implémentant un module électronique permettant d'accueillir ce nouveau carburant. Côté véhicules électriques, un premier prototype est en cours de finalisation. « Nous n'en sommes pas encore à la phase d'industrialisation, prévient Marc Lambec. Notre objectif est de démontrer que cela fonctionne. » Pour la suite, le dirigeant ne s'interdit rien : « Nous savons produire, mais ce n'est pas notre métier. Nous n'excluons aucune possibilité, y compris la mise en place de partenariats avec de grands acteurs. » Le groupe ARM, qui abrite ARM Engineering, mais aussi LR Performance et Alientech France, compte 12 salariés et a enregistré 3,7 M€ de chiffre d'affaires en 2021. Il vise « 30 % de croissance » cette année, confie le dirigeant.










