Arcad à Montpellier : 19 M€ investis dans la première banque française de conservation de plantes cultivées
C’est le « Svalbard français », en référence à la réserve mondiale de semences de l’archipel du Svalbard en Norvège. Réalisé dans le cadre du plan État-Région pour un montant de 10,4 M€ (6,5 M€ de la Région, 1 M€ de Montpellier Méditerranée Métropole, 2,9 M€ cofinancés par les instituts scientifiques partenaires Inrae, Cirad, l’institut Agro, IRD), le bâtiment Arcad inauguré le 6 octobre à Montpellier, représente la première banque française de conservation et d’étude des ressources génétiques des plantes cultivées méditerranéennes et tropicales. « Avec cette infrastructure de niveau mondial, nous allons pouvoir conserver et étudier sous toutes les coutures les plantes et leur adaptation au changement climatique », se félicite Philippe Mauguin, président d’Inrae qui héberge le bâtiment.
Ressources génétiques
Arcad est construit autour d’un plateau de conservation des graines. Cette chambre froide équipée d’un robot transtockeur unique en Europe, accueille déjà 40 000 semences (maïs, sorgho, riz, cacao, etc.) provenant des principales collections de ressources génétiques de l’aire montpelliéraine. « Avec une capacité d’occupation à 40 %, il accueillera en deuxième phase d’autres collections de centres français, européens et partenaires du Sud pour créer des doublons de sécurité en cas de catastrophes climatiques », explique Jean-Marie Prosperi, chercheur Inrae. Autour, se déploient trois plateaux techniques (génotypage-séquençage, phénotypage des semences, cryoconservation) équipés des dernières technologies dans le cadre d’un fond Feder (5 M€).
Ces pôles de recherche vont permettre d’étudier cette diversité génétique dans le cadre d’une transition agroécologique. « Ici se trouvent des solutions pour l’avenir », a commenté le maire et président de Métropole Michael Delafosse, regrettant le pas de temps long et « les deux PCER nécessaires à l’aboutissement de ce projet ». Il avait été initié en 2008 par l’ancienne députée Anne-Yvonne Le Dain.
Le même jour, une autre infrastructure majeure vouée à la recherche sur l’adaptation des cultures aux changements climatiques, a été inaugurée non loin d’Arcad : hébergée sur le site du Cirad, la serre expérimentale AbioPhen financée par un CPER (3M€), permet de reproduire les climats d’aujourd’hui et de simuler ceux de demain.










