Après la crise du bio, Ecocert se tourne vers la certification des matériaux
Le groupe gersois Ecocert, leader de la certification bio basé à L’Isle Jourdain, termine 2024 avec de nouveaux axes de croissance. Si la crise du bio n’a pas entraîné un arrêt du développement de la société, « nous avions l’habitude de taux de croissance élevés et nous sommes tombés en dessous de 5 % pour la bio », indique à La Lettre M Philippe Thomazo, DG. Après avoir développé en 2023 l'activité conseil aux entreprises dans leur stratégie RSE et CSRD et l’agriculture régénérative, Ecocert mise aujourd'hui sur la certifications de matériaux. Avec un chiffre d’affaires de 120 M€ en 2023, Ecocert, qui compte près de 800 salariés en France et 2 288 dans le monde, attend désormais une reprise marquée.
De l’agroalimentaire vers l’industrie
« La certification représente 90 % de notre activité, précise Philippe Thomazo. Nous travaillons sur les enjeux de la CSRD, de biodiversité et d’économie circulaire. » La biodiversité va faire l’objet de nouvelles législations et Ecocert se prépare à accompagner les mesures d’impact pour les entreprises. Le groupe diversifie son activité, en conservant son lien historique avec l’agriculture bio. « Nous allons développer à l’avenir l’activité des matériaux durables, indique le dirigeant. Beaucoup de nos clients de l’agroalimentaire utilisent du plastique, irremplaçable dans ce domaine. » Ecocert s’est penché sur les questions du recyclage et du remplacement. Une suite logique de ses activités, selon Philippe Thomazo : « Ces nouveaux axes concernent l’agroalimentaire, mais aussi les industries du packaging, en lien étroit avec ce secteur, et plus largement tous les industriels qui travaillent ces matériaux-là. »











