Anywaves fusionne avec la société luxembourgeoise EmTroniX
La société toulousaine Anywaves, spécialiste des antennes pour le secteur spatial, annonce le 27 janvier sa fusion avec la société luxembourgeoise EmTroniX, experte de l’électronique embarquée. « Réunis, nous comptons désormais 110 salariés et réalisons 15 M€ de chiffre d’affaires, indique à La Lettre M Nicolas Capet, président d’Anywaves, qui pilote le nouvel ensemble, tandis que Cédric Lorant, dirigeant d’EmTroniX, en devient le directeur scientifique. Dans les deux ans, notre équipe devrait atteindre le cap des 150 personnes. » Objectif de ce rapprochement ? Se positionner en « acteur mondial de premier plan » dans les technologies de radiofréquence et les sous-systèmes de charge utile.
Complémentarité technologique
Cette opération capitalistique intervient à un moment clé du développement d’Anywaves, qui a enregistré 10 M€ de chiffre d’affaires l’an dernier. « Depuis notre création en 2017, nous avons développé une première génération d’antennes passives, principalement destinées aux fabricants de satellites, ainsi que des antennes dédiées aux charges utiles, explique Nicolas Capet. Nous avons rencontré de beaux succès commerciaux avec ces produits. Puis nous nous sommes concentrés sur des développements plus complexes en travaillant sous un mode partenarial avec EmTroniX. Nos compétences sont extrêmement complémentaires, de même que nos structurations respectives. » Les deux entités ont ainsi notamment collaboré par le passé dans le cadre du programme Revalto de Blue Water Intelligence (BWI), pour lequel elles ont fourni conjointement la charge utile radar RF.
Une taille critique
Dans un contexte de mutation du marché spatial, alors que les maîtres d’œuvre attendent de leurs équipementiers qu’ils proposent des solutions intégrées et compétitives, le rapprochement entre les deux acteurs a été jugé « naturel ». Le nouveau groupe nouvellement constitué – dont le nom n’a pas encore été rendu public – entend occuper une place de choix dans les domaines des systèmes électroniques, des antennes et des technologies de radiofréquence avancées pour les télécommunications, mais aussi pour l’observation de la Terre et de l’espace. « Nous commençons à avoir une assise à la fois technologique et industrielle qui devient intéressante pour le marché, y compris pour les grands donneurs d’ordres, qui perçoivent très positivement ce rapprochement », confirme Nicolas Capet.











