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Industrie
| 5/01/2010

Antix : le tribunal examine le plan de continuation

Le tribunal de commerce de Nîmes a examiné, ce mardi 5 janvier, le plan de continuation présentée par le directeur général de la société Antix, Francis Pozas, soutenu par l’actionnaire principal et fondateur de la société Antix, Armand Wizenberg. « Le bâtiment actuel est inadapté à l’activité actuelle de l’entreprise », a déclaré Francis Pozas aux journalistes, avant l’audience, dans la salle d’attente du tribunal occupée par plusieurs dizaines de salariés d’Antix. « Nous voulons le vendre et nous installer dans un bâtiment plus petit dans les environs ». Il prévoit de relancer l’activité avec 52 salariés (sur 60), et de réembaucher les salariés licenciés dans un délai d’un an, en fonction des résultats de l’entreprise. Le tribunal a demandé à Francis Pozas de revoir sa copie d’ici au vendredi 8 janvier. Une offre alternative de reprise de la société en Scop, par les salariés, a déjà été examinée par le tribunal. « Nous avons le soutien des banques », affirme Abdelhakim Douidi, délégué CGT de l’entreprise. De leur côté, Francis Pozas et Armand Wizenberg étaient accompagnés, ce matin, par des représentants d’Oseo et de CGEA.

Crise et conflits

Fabricant de meubles installé à Gallargues, Antix est passé d’un CA de 26 M€ en 2004 à 7,6 M€ en 2009. Dans le même temps, l’effectif à fondu de 190 à 60 salariés. L’entreprise a souffert de la crise qui touche son secteur, qui s’est doublé d’un conflit au sommet entre Armand Wizenberg et son ancien DG, Jean-François Degemard. Ce dernier soutient le projet de reprise de l’entreprise en Scop par les salariés. Interrogé par La Lettre M à l’entrée du tribunal, Armand Wizenberg a réitéré son intention de vendre ses parts de l’entreprise qu’il a fondée. « Les actionnaires ne demanderont pas un centime sur la vente du bâtiment », assure-t-il. « L’argent sera investi pour rembourser les dettes, déménager l’entreprise, et lancer un nouveau plan marketing ». Les salariés, qui ont vécu plusieurs conflits très tendus avec leur dirigeant, n’y croient pas. Ils pointent notamment la distribution de 6,1 M€ de dividendes aux actionnaires, en 2007. « Certains salariés ont touché une part de ces dividendes, qui ont été réalisés par la vente d’actions, d’appartements à La Paillade, et d’un ancien bâtiment industriel », se défend Armand Wizenberg. Le créateur d’Antix, qui a délégué la gestion de l’entreprise, s’est investi dans une nouvelle société, MPE. Spécialisée dans la réhabilitation de bâtiments anciens, elle emploie six personnes à Lunel.

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