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Industrie
| 29/03/2010

Antix : la direction propose aux salariés de reprendre l’entreprise

La direction du fabricant de meubles Antix (Gallargues-le-Montueux) propose aux salariés de reprendre l’entreprise, après que le tribunal de commerce a rejeté, mardi 23 mars, le projet de reprise en Scop par les salariés. Selon une représentante du CE, le directeur général, Francis Pozas (injoignable aujourd’hui) a proposé aux salariés d’entrer dans le capital de la SA Antix, à hauteur de 80 %. Joint par La Lettre M, le président du conseil d’administration, et principal actionnaire d’Antix, Armand Wizenberg, confirme son souhait de « se défaire d’un capital qui ne vaut plus rien pour l’instant ». Une « clause de retour à meilleure fortune » serait, selon lui, instaurée, lui permettant de tirer profit d’une éventuelle vente future de l’entreprise, si elle redevient rentable. Selon les salariés, le DG, Francis Pozas, leur aurait donné jusqu’au lundi 29 mars pour décider d’entrer, ou non, dans le capital de la SA.

Déception

Dans un communiqué adressé aux médias, les représentants des salariés disent leur « déception »< /em> et leur « étonnement » après la décision du tribunal de commerce, qui a adopté un plan de continuation prévoyant l’apurement du passif sur huit ans. « Alors que ce plan a été reconnu irréalisable par toutes les parties, basé uniquement sur la vente du bâtiment (qui est le seul moyen d’amener du cash), le tribunal prononce une clause d’inéliabilité des biens. De ce fait, le plan de continuation n’en demeure que plus irréalisable », s’insurgent les salariés. « Au contraire, rétorque Armand Wizenberg. Le tribunal va veiller à ce que la vente ait bien lieu. Il précise que toute cession d’actifs, et notamment la vente de l’immeuble, sera soumise à l’autorisation du tribunal. Mais il ne l’interdit pas ». Armand Wizenberg souhaite retirer « 6 à 7 M€ » de la vente du bâtiment, qui s’étend sur 20 000 m2. Dans ses attendus, que La Lettre M s’est procurés, le tribunal de commerce dit avoir rejeté l’offre de reprise, en Scop, par les salariés, « au regard de la faiblesse de son offre chiffrée qui met à bas, notamment, les intérêts des créanciers ». Le plan de continuation prévoit le licenciement de 13 salariés sur 71. Antix a réalisé un CA de 7,6 M€ en 2009, contre 19,7 M€ en 2007.

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