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Amarok bientôt en Belgique et au Canada ?

Amarok, observatoire de la santé des travailleurs indépendants et des dirigeants de PME, n’en finit pas d’essaimer. Après avoir conclu un partenariat avec le Japon début 2012, et l’installation d’Amarok Suisse à Fribourg le 26 février, en partenariat avec la Haute école de gestion (HEG) de Fribourg, Olivier Torrès, universitaire montpelliérain et président d'Amarok (photo), travaille à de nouveaux rapprochements en Belgique et au Canada.
Il se rend la semaine prochaine, les 7 et 8 mai, à Liège puis à Bruxelles où il espère recueillir des promesses de partenariat. « Il nous faut pouvoir réunir des échantillons de chefs d’entreprise suffisamment importants afin que les études menées révèlent des indicateurs pertinents », indique le chercheur, spécialiste des PME. Pour le Canada, les contacts sont plus flous, mais son objectif est bien de « conquérir le monde », indique-t-il ce jeudi 2 mai.
Dirigeants de PME : en meilleure santé, mais ne souhaitent pas voir leur enfant leur succéder...
Invité de l’Open’conf organisé par l’école d’ingénieurs Polytech de l’Université Montpellier 2, Olivier Torrès a rappelé aux étudiants que la santé du chef d’entreprise de PME n’est prise en compte nulle part, et qu’Amarok est le premier observatoire à s’y être intéressé.
« Je suis fier que cet observatoire ait vu le jour à Montpellier, car c’est une ville de médecine autant que d’entrepreneurs. Nous avons vocation à essaimer. Même les Etats-Unis ne se sont pas intéressés à la question : il n’est pas dans le registre de l’entrepreneur de se préoccuper de sa santé. »
Pour lui, les risques sont pourtant importants pour ces hommes et ses femmes qui travaillent sans filet : « Nous avons pu constater que le chef d’entreprise est plutôt en meilleure santé que le salarié. Il se retrouve certes dans des situations extrêmes, mais tant qu’il n’est pas en contrainte subie, ça tient. En revanche, on constate que les risques sur sa santé sont plus élevés : le jour où il passe dans un registre d’impuissance, cela peut très mal tourner. »
En revanche, ses équipes viennent de détecter un indicateur qui l’inquiète : « Pour la première fois depuis quelques années, il semble que les patrons de PME ne souhaitent plus voir leurs enfants leur succéder, afin qu’ils ne vivent pas cette vie-là », indique-t-il. Une mauvaise nouvelle alors que la transmission familiale dans les PME est souvent la meilleure chance de survie.










