Alimentation animale : la technologie d'Aviwell séduit les investisseurs
La start-up toulousaine Aviwell, qui développe des combinaisons de ferments microbiens pour optimiser la croissance animale, accélère sur le segment de l’alimentation des poulets. Après avoir levé 1,6 M€ en 2021, « nous sommes en train de finaliser début 2023 une levée de fonds privés qui s'additionne à celles réalisées en 2022 auprès de Bpifrance et de l'EIC pour un montant de 5 M€ », confie à La Lettre M Rémy Burcelin, cofondateur d’Aviwell. Une nouvelle étape pour Aviwell qui espère lancer en 2024 la commercialisation de ses combinaisons microbiennes à destination des industriels du poulet. « Notre technologie permet de réduire de 10 % la ration animale tout en maintenant la prise de masse du poulet. »
Économie circulaire
Si Aviwell met en avant un argument économique - la réduction des coûts de l’alimentation - auprès des industriels du poulet de chair, la société veut également défendre une solution écologique. « Diminuer les rations permettrait de produire moins de maïs : une culture très gourmande en eau, rappelle Rémy Burcelin. Nous voulons aller plus loin encore, en gérant les intrants mais aussi les ”sortants”, dans une démarche d’économie circulaire. » Ainsi, Aviwell développe actuellement d’autres combinaisons bactériennes qui pourraient être utilisées sur les déjections et même les carcasses des poulets. « Nous travaillons en collaboration avec l’entreprise toulousaine H2Pulse pour transformer les déjections de poulets en hydrogène grâce à nos formulations », indique Rémy Burcelin.
Autre piste de croissance à plus long terme pour Aviwell : le développement de solutions pour d’autres types d’élevages, notamment le porc ou les crevettes. « Nous pourrions également proposer des solutions sur le segment du ”pet care” », projette le cofondateur.










