Algodone à la conquête de l'Europe
Activer ou désactiver à distance une puce électronique dans un data center ou un vélo électrique, la protéger de la contrefaçon… C’est le coeur de métier de la start-up montpelliéraine Algodone (6 salariés, CA 2019: 150k €), sur le point de conclure un bridge - petite levée avant une plus importante - dont le montant est pour le moment confidentiel. « On a besoin de moyens supplémentaires pour intégrer nos solutions dans l'environnement du client puis les déployer à plus grande échelle, dans d'autres divisions et chez ses concurrents qui ont des offres similaires », explique le cofondateur, Jérôme Rampon.
« Un besoin de sécurité plus fort »
Algodone travaille déjà avec un avionneur, un fabricant de cartes électroniques, dédiées notamment à l’électroménager connecté, ou encore Thales, pour un programme de vidéo surveillance. Cette opération financière doit lui permettre d'en conquérir de nouveaux dans la défense, les transports, l’énergie et la sécurité. En France et en Europe. A condition que cela débouche sur une levée de fonds, retardée par le Covid qui rend frileux les investisseurs. « Ce genre de crise est plutôt positif pour nous car cela devrait pousser les entreprises à se digitaliser, avec un besoin de sécurité plus fort », observe Jérôme Rampon.
Primé en 2014 par le ministère de la Recherche dans le cadre du concours i-Lab, le projet Algodone s’est concrétisé en société l’année suivante. Un premier tour de table de 1,1 M€ conclu en 2017 lui avait permis de commercialiser sa solution brevetée Silicon Activation Licensing Technology (SALT) et de l’industrialiser. En 2018, Algodone pensait lever 3 M€ pour se développer à l’international mais avait dû se contenter de 1,8 M€, obtenus en 2019.










