Alet-les-Bains/Usine - Le tribunal administratif annule le permis de construire de l’usine.
Le tribunal administratif de Montpellier a annulé hier, mardi 24 février, le permis de construire de l’usine d’embouteillage des Eaux d’Alet sur le site de la gare suite au recours de l’association « Avenir d’Alet ». La population s’était déjà mobilisée pour contrer la décision du commissaire du gouvernement qui prônait l’annulation du permis fin janvier dernier.Interrogé, le maire d’Alet-les-Bains, Jean-Denis Alandry, avoue « être abasourdi par un tel jugement et être indigné par cette situation. Les juges auraient dû se déplacer sur le site ». Selon ce dernier, « les juges n’ont retenu qu’un seul chef d’annulation la covisibilité, conformément au code de l’urbanisme ».« Notre dossier était pourtant solide avec l’aval de l’architecte des bâtiments de France. Mais cela ne suffit pas ! Toutefois, l’usine des Eaux de Quezac est construite à proximité d’un pont lui aussi classé, ils n’en n’ont pas fait une histoire ! » s’insurge-t-il. Le maire d’Alet-les-Bains fait appel S’il a perdu cette bataille juridique, le maire ne compte pas en rester là. « Je vais faire appel auprès du tribunal administratif de Marseille. Je compte me battre jusqu’au bout » déclare-til. Dès la notification de la décision d’annulation par le TA de Montpellier, l maire dispose de deux mois pour faire appel.« Si toutefois, cette usine ne se fait pas, ce sera une catastrophe économique pour la Ville et tout le territoire de la Haute Vallée de l’Aude » explique-t-il.Pour l’heure, la direction des Eaux d’Alet doit réunir son conseil d’administration pour prendre une décision face à ce nouveau coup dur.« Je crains que l’industriel, ne baisse les bras. Il perd de l’argent et aussi des parts de marché car l’usine actuelle n’est pas optimale » souligne le maire. Le Préfet de l’Aude assure son soutien à la commune Le préfet de l’Aude, Bernard Lemaire, par voie de communiqué de presse adressé ce jour, assure son soutien à la commune. « Les services de l’Etat assisteront la commune dans l’analyse de la situation juridique créée par le jugement de la juridiction administrative qui est susceptible d’appel. En tout état de cause, le préfet et les services de l4etat continueront à apporter à la commune toute l’aide nécessaire pour lui permettre de conforter son développement économique et maintenir l’emploi ».Au maire de rajouter, « nous avons le soutien de l’Etat, de l’Europe, du Conseil général, des élus de la haute Vallée de l’Aude et avons obtenu 150 000 € d’aides ! ».V.C.










