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Alès : Quatre repreneurs pour les sites de Richard-Ducros
Quatre entreprises industrielles, dont le fabricant de roulements pour l’automobile NTN-SNR Roulements, vont reprendre les anciens bâtiments de Richard Ducros à Alès, a annoncé le maire UMP, Max Roustan, cet après-midi, lors d’une conférence de presse. Trois entreprises rachètent les 22 000 m2 de bâtiments, dont 18 000 m2 d’ateliers du site « Alès 1 », à la Montée de Silhol : SGAI Cévennes, une entreprise d’Uzès spécialisée dans la chaudronnerie industrielle pour l’industrie pétrolière, EMTI, une entreprise de chaudronnerie de La Grand’Combe, rachetée par SGAI, et EGTS, une entreprise implantée à Alès, sur le site de Tamaris Industrie, spécialisée dans le traitement de surface. Le site de Croupillac, dit « Alès 2 », qui s’étend sur 22 000 m2, dont 10 000 m2 de bâtiments, sera loué, pour six ans, par l’Agglo du Grand Alès, qui a racheté le site, au fabricant de roulements pour l’automobile NTN-SNR Roulements. Une centaine de personnes vont travailler, dans un premier temps, sur les deux sites, pour la plupart délocalisées des sites de production précédents.
70 emplois pour SGAI et EMTI
SGAI Cévennes (24 salariés, CA 2011 : 4 M€), EMTI (21 salariés, CA 2011 : 3 M€) et EGTS (11 salariés, CA 2011 : 1 M€), vont investir 4 M€ dans les trois ans sur le site de la Montée de Silhol, dont 85 % seront réalisés dès la première année, selon l’Agglo du Grand Alès. « Nous avions besoin d’une surface relativement importante pour regrouper les deux entreprises et développer notre activité », explique le PDG de SGAI et EMTI, Frédéric Valat. L’effectif consolidé des deux sociétés pourrait monter à 70 personnes à moyen terme, « en fonction des commandes ». Le dirigeant d’EGTS, Kouider Sayahi, vise un CA de 1,8 M€ et la création de 7 emplois. SNR-Roulements, qui prévoit de communiquer la semaine prochaine, après avoir informé son CE, prévoit d’implanter à Alès, sur le site de Croupillac, une unité de production pour des roulements de troisième génération. La première ligne de fabrication devrait entrer en service en avril 2013. Investissement prévu : 6 M€ pour la première tranche, 20 M€ dans les trois ans, avec huit lignes de production, au total, à la clé. Une quarantaine d’emplois « seront amenés à travailler dans cet atelier », selon l’Agglo du Grand Alès, sans plus de précision pour l’instant.
130 M€ d’investissements industriels
Lors de la conférence de presse, le président de l’Agglo, Max Roustan, et le président de la CCIT, Francis Cabanat, se sont félicités du travail accompli par la collectivité et ses partenaires pour mener à bien ce dossier. « Grâce au travail acharné de nos services, nous avons réussi à réindustrialiser les deux sites », se réjouit Max Roustan. Selon lui, il faudra « entre 24 et 36 mois pour recréer les 220 emplois » présents sur les deux sites, avant la fermeture de Richard-Ducros. Il ajoute que 130 M€ d’investissements industriels sont prévus sur le bassin alésien d’ici à 2013, représentant 150 emplois directs, et 600 emplois au total.
Société familiale créée en 1868, Richard-Ducros employait 296 personnes, dont 230 à Alès, dans la fabrication d’ouvrages d’art et la tôlerie fine, avant d’être reprise par le groupe bordelais Fayat, puis liquidée par le tribunal de commerce de Paris en mai 2011. Le site de Richard-Ducros à Charmes, dans les Vosges, a été racheté par la société Matière en août 2011. Sur les 230 salariés alésiens, moins d’une quarantaine ont aujourd’hui retrouvé un emploi, selon Pôle emploi.










