Gard
Alès - Halde et procureur de la République informent les entreprises sur les risques de discrimination
Peu sollicité, le pôle anti-discrimination d'Alès, situé au palais de justice, a informé ce mercredi 7 octobre les entrepreneurs du club Ressources humaines de la CCI d'Alès sur les risques encourus par les entreprises en cas de discrimination au travail. Un concept « défini par l'article 225-1 du code pénal, qui y associe des peines » explique Christian Pasta, procureur de la République au tribunal d'Alès. Dans l'attente de l'arrivée d'une correspondante de la Halde à Alès (*), ce qui sera le cas fin octobre avec la prise de fonction d'Anne Fravalo-Bongrand, la permanence mensuelle du palais de justice ne croule pas sous les alertes : « 10 procédures ont été enregistrées au Parquet en 2006, poursuit Christian Pasta, 14 en 2007, 6 en 2008 et pour l'instant 14 en 2009, dont seulement 5 concernent le monde du travail ». D'où l'intention du procureur de la République de « sortir du palais de justice pour se rendre dans les écoles, les associations de quartier et les syndicats » afin de populariser l'action du pôle. En sachant qu'au niveau national, 50 % des signalements de discrimination proviennent du monde de l'emploi et que la discrimination la plus fréquente est celle liée à l'âge, avant même l'origine raciale. « Et dans ces 50 %, précise Étienne Marty, délégué national de la Halde, 80 % se passent en cours d'emploi et non au moment de l'embauche ou du licenciement. Auteur et victime sont en relation quotidienne ». D'où la nécessité, pour les entrepreneurs de savoir gérer de tels moments.
(*) Halde : Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Le correspondant alésien sera le second correspondant dans le Gard après celui de Nîmes-Vauvert, installé au printemps dernier. L'Hérault en compte deux, les P.-O. et la Lozère un chacun, l'Aude attend le sien.










