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Languedoc-Roussillon
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| 5/09/2014

Alary : « Je ne veux pas être le vice-président de la Région Midi-Pyrénées »

«Le L.-R. mérite d’exister. Je ne veux pas être le vice-président de la Région Midi Pyrénées », a déclaré vendredi Damien Alary (PS), seul candidat de gauche aux prochaines élections régionales en L.-R., suite au décès, le 26 août, de Christian Bourquin, et très probable futur président de la Région L.-R.
Maintenir l’indépendance de la Région L.-R.( malgré le projet gouvernemental de fusion avec Midi-Pyrénées), tout en se déclarant candidat à la candidature PS pour les prochaines élections régionales, qui épouseront les contours de la future grande région : Damien Alary a d’emblée placé les jalons de son action politique lors de cette conférence de presse, à laquelle s’étaient invités de nombreux élus – Hermeline Malherbe (CG 66), André Vezinhet (CG 34), les députés Fabrice Verdier (Gard) et Christian Assaf et Anne-Yvonne Le Dain (Hérault), Jean-Claude Gayssot, Corinne Giacometti, Hélène Giral pour la Région L.-R...
« Sur l’intégrité et l’identité de la région, je suis vent debout, a-t-il martelé. Je vais poursuivre le combat avec les conseillers régionaux et mes amis. J’ai signé le manifeste de Christian Bourquin. Je mettrai dans ce combat toute ma dynamique, toutes mes forces. Dès mon élection, je demanderai rendez-vous au Premier ministre, que je connais bien et qui est un ami. On mettra en place des actions. Mais n’attendez pas de moi des mots qui pourraient combattre le gouvernement que je soutiens, ou heurter Martin Malvy, que je connais. »

Candidat pour 2015

L’actuel président du conseil général du Gard pense déjà au coup d’après, et tient à marquer d’emblée son territoire. « Devenir président de la Région L.-R., c’est certes l’aboutissement de ma carrière politique. Mais je ne compte pas m’arrêter là. Je discuterai d’égal à égal avec mes collègues de Midi-Pyrénées pour présenter ma candidature à la présidence de la future grande région. Je ne serai pas un président de transition. Je suis d’ores et déjà dans le combat prochain. Je conduirai une majorité de gauche pour garder et conserver cette région à la gauche. »
Côté actions, il prône, dans un premier temps, une continuité. « Tout ce qui a été entrepris ces dernières années, par Georges (Frêche) et Christian (Bourquin), sera poursuivi, a-t-il enchaîné : la participation au financement du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, le combat pour la réalisation rapide de la LNMP (ligne nouvelle Montpellier-Perpignan), les parcs régionaux d’activité économique, le TER à un euro, Lordi, le pôle mondial de l’eau, le développement durable, Parlement de la mer, Sud de France, la mobilisation des crédits européens. » Parmi les dossiers urgents, il évoque la signature « du contrat de plan avec l’Etat ».

Consensus

Damien Alary se définit comme un « homme de consensus. Je suis à l’écoute, je ne fais rien sans concerter. Ma méthode de gouvernance, c’est la collégialité ». Il a déclaré « aimer profondément la région L.-R. Elle est dans mon sang. Je suis conseiller régional depuis 1986. Je la connais intimement, depuis le musée de Céret jusqu’au Pont du Gard en passant par Carcassonne, depuis les Causses de Lozère au port de Sète en passant par Nîmes. »
Damien Alary s’est exprimé aux côtés des trois présidents de groupes - Henry Garino (communistes), Yves Piétrasanta (Ecologistes) et Frédéric Lopez (Radicaux de gauche) – constituant, avec le PS, la majorité de gauche de l’actuel hémicycle. Robert Navarro (DVG), président par intérim de la Région L.-R., absent ce vendredi matin du point presse, a fait savoir qu’il ralliait la candidature de Damien Alary.

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