Alain Marleix accuse la gauche d’ « enfumage politicien »
Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités Territotriales, l’un des ministres chargés de mettre en œuvre la réforme des collectivités voulue par le chef de l’État, s’est rendu vendredi 4 décembre en Pays de Sault, à Belcaire (400 habitants). C’est une sorte de « tour de France que je réalise pour expliquer les enjeux de cette réforme » justifie le ministre devant Raymond Couderc, maire de Béziers et chef de file UMP aux régionales de mars 2010, et Michel Py, maire de Leucate et tête de liste audoise.
Le secrétaire d\'Etat s’est d’abord attaché à rassurer son auditoire : 70 élus, maires et conseillers municipaux, majoritairement de droite, avaient fait le déplacement. « De nombreuses contre-vérités et de l\'enfumage politicien dénaturent le débat sur cette réforme. Imposer des fusions de communes, c’est faux ! Supprimer les départements, c’est faux ! »
Expliquer et rassurer
Selon le ministre, « les communes conserveront la clause de compétence générale et seront renforcées dans leur rôle essentiel de proximité ». À propos des Départements, il précise que « les conseils généraux qui le souhaitent pourront garder une clause d’initiative, notamment pour le sport, les régies municipales, les services sanitaires… ». Il ajotue que « le Département conservera son rôle de solidarité vis-à-vis des communes. Ces clarifications ne signifient pas la fin des cofinancements, je peux vous l\'assurer ».
Un redécoupage cantonal
« 3 000 conseillers territoriaux contre 6 000 aujourd\'hui, siégeront dans les deux assemblées générales et régionales. Cela implique un redécoupage nécessaire des cantons. Dans l’Aude, il y a un rapport de 1 à 17 entre les communes. Un principe d\'équité démographique mais aussi des spécificités des territoires entre les cantons seront respectés », assure-t-il. « Des élus moins nombreux, mais avec plus de pouvoirs ».
Garanties fiscales
Interrogé sur la suppression de la taxe professionnelle, Alain Marleix a promis une compensation intégrale des pertes de ressources avec la création d\'un fonds de garantie, des transferts d\'impôts au nom du principe d\'autonomie financière et la répartition du produit des nouvelles impositions. « En 2010, l\'effort financier de l\'Etat en faveur des collectivités sera de 78,2 milliards d\'euros, soit une hausse de 3,5 %. Avec le transfert de fiscalité, on atteint 97 milliards » souligne-t-il. « 2010 sera une année blanche. Mais l’impact de la réforme sera examiné au cours de 2010 sur la base de simulations, des ajustements pourront se faire en loi de finances rectificatives : c’est la clause de revoyure » lance-t-il. « Cette réforme ne se fera pas contre vous, mais avec vous. »










