Alain Cavalière, nouveau président du tribunal de commerce de Perpignan
La rentrée solennelle 2016 du tribunal de commerce de Perpignan, le 18 janvier, a été l’occasion pour Alphonse Gonzalez de céder son fauteuil de président (après 8 ans) à Alain Cavalière, issu du monde de l’immobilier et vice-président de la juridiction. Membre de l’institution depuis 12 ans, celui-ci déclare qu'« il n’y aura pas de révolutions, mais quelques évolutions », comptant ainsi suivre les traces de ses prédécesseurs Alphonse Gonzalez et Marcel Piet, avec sa « propre vision des choses. » Le nouveau président constate avec amertume que « le tribunal de commerce est une juridiction sans moyen » mais le plus grand défi de cette mandature sera l’intégration de 40 % de nouveaux magistrats (10 juges) dans l’effectif. « Un renouvellement de cette importante est une première et un challenge pour le tribunal », indique-t-il.
+ 9,14 % des ouvertures de procédures collectives en 2015
En 2015, la juridiction enregistre une hausse de 9,14 % des ouvertures de procédures collectives. « Le nombre d’ouverture de procédures collectives flirte à nouveau avec le record de 2013. 645 procédures ont été ouvertes contre 591 en 2014, anéantissent ainsi l’espoir d’une croissance qui commençait à s’annoncer fin 2014 » souligne Alphonse Gonzalez (678 en 2013 NDLR). Selon lui, « les entreprises restent engluées dans une crise qui n’en fini plus ». 394 liquidations directes ont été prononcées soit une hausse de 5,63 % par rapport à 2014 (373 en 2014), 57 liquidations sur résolution de plan, 180 redressements judiciaires en hausse de 16,88 % (154 en 2014), 14 sauvegardes (10 en 2014) et 8 plans de sauvegarde ont été accordés (11 en 2014). « Le constat est toujours aussi dramatique : sur les entreprises qui continuent à vivre en procédure, un petit tiers trouve aujourd’hui une issue à ses difficultés, mais cela ne représente que 8% du total des ouvertures. Et les plans obtenus ont du mal à franchir le cap des 2 ou 3 ans… C’est sur un bien triste constat que je quitte mes fonctions », conclut Alphonse Gonzalez.










