Akka Technologies : « Nos concurrents, eux, recrutent par centaines ! », déplore la CGT
L'intersyndicale Akka Technologies (CFE-CGC, CGT, FO et Unsa) appelle à une nouvelle mobilisation associant grève et débrayages le 26 mai à partir de 10 heures, cette fois-ci devant tous les établissements français du groupe d'ingénierie. Objectif : dénoncer une fois de plus les PSE en cours, qui entraîneraient « la suppression de 304 postes en France, dont 235 à Blagnac », selon Franck Laborderie, secrétaire général CGT, interrogé par La Lettre M. La direction, elle, reste sur les chiffres évoqués en mars dernier, soit « 441 suppressions de postes en France, dont 360 en Occitanie ».
« Nous voulons que ça s'arrête, gronde le responsable syndical. Compte tenu du nombre de départs volontaires de ces derniers mois, ces PSE n'ont pas lieu d'être. Nous disons : “Stop, arrêtez tout !”. » Pour Franck Laborderie, le contraste avec la stratégie des autres acteurs de l'ingénierie est saisissant. « Chez nos concurrents comme CGI et Sopra Steria, on recrute les salariés par centaines ! constate-t-il. Nous allons avoir un train de retard au moment de la reprise. »
Vers « une crise morale » ?
Quant à la récente annonce d'une collaboration avec la société toulousaine Aura Aero dans le cadre du développement de deux avions électriques, elle fait tiquer le syndicaliste. « Que nous soyons positionnés sur des projets d'avenir, c'est évidemment une bonne nouvelle, mais ces quarante personnes d'Akka (qui viendront soutenir le développement technique d'Aura Aero, NDLR), on les prendra où, exactement, alors que nous sommes en plein PSE ? On n'en sait rien... », glisse-t-il, avant d'évoquer la « crise morale » qui couve actuellement au sein des équipes du groupe d'ingénierie.










