Aides publiques : l’aéroport de Béziers et Ryanair dans le viseur de l’Union Européenne
Suite à l’ouverture d’une enquête de la Commission européenne sur des aides publiques accordées à l’aéroport de Béziers et jugées incompatibles avec la réglementation en matière de concurrence, le syndicat mixte gestionnaire de l’aéroport de Béziers-Cap d’Agde dénonce « être sous les feux d’une bataille entre compagnies aériennes ». En l’occurrence, Air France qui a déposé deux plaintes (en 2009 et 2017) contre 25 aéroports régionaux desservis par Ryanair. Après Nîmes (en 2012), Montpellier (en 2018) et avec une procédure en cours à l'encontre de l'aéroport de Carcassonne, Béziers est ainsi visé pour une contribution publique à son budget de fonctionnement de 4 M€. « Ce que la Commission ne prend pas en compte, ce sont les 70 M€ de CA générés par l’activité. Pour 1€ d’argent public investi, 17, 5 € de retombées économiques sur le territoire et 700 emplois directs et indirects dont 110 sur l’aéroport », argue Pascal Pintre, DG du syndicat mixte gestionnaire de l’aéroport biterrois. Et rappelle qu’Air France, via sa filiale Airlinair, ne dessert plus l’aéroport depuis 2009.
Dans le secteur de l’aviation, des subventions publiques peuvent, sous certaines conditions, être utilisées par les aéroports régionaux pour attirer des compagnies aériennes sensibles aux prix. Ces subventions peuvent prendre la forme de remise de redevances aéroportuaires, de commissions liées au résultat, ou de paiement pour des services de marketing.
Si « la Commission n’est pas en mesure à ce stade de la procédure de chiffrer précisément les montants d’aides en cause », selon le service presse de l’UE et si, en l’état, on ne peut « préjuger en rien de l’issue de l’enquête », la position du syndicat mixte est très claire.










