Agriculture numérique : appel à manifestation d'intérêt des open labs d'Occitanum
D’ici à la fin de l’année, les sept open labs (laboratoires d’innovation ouverte) du projet régional de living lab Occitanum vont lancer leurs appels à manifestations d’intérêt (AMI) afin de contractualiser des projets d’ici à trois ans. Viendra ensuite une phase opérationnelle sur les cinq années suivantes. Ces AMI seront gérés par le pôle de compétitivité Agri Sud-Ouest Innovation pour le compte des open labs. Retenu dans le cadre du programme Territoires d’innovation des investissements d’avenir, Occitanum vise à accompagner la transformation numérique de l’agriculture et de l’alimentation en Occitanie.
Des open labs dans les territoires
Les enjeux ? Reterritorialiser l'alimentation/l'agri-transformation tout en réduisant l’impact environnemental à travers l’agro-écologie et en augmentant les revenus agricoles. « Ces living labs doivent servir à mettre au point de nouvelles technologies mais aussi donner envie à d’autres territoires de se lancer pour progresser ensemble », insiste Véronique Bellon-Maurel, de l’Inrae, pilote du projet. Parmi les sept open labs présents sur le territoire régional, celui situé en Haute-Garonne par exemple, dans le Muretain au sud de Toulouse, qui a pour objet le maraichage aidé, c’est-à-dire assisté d’un robot, pour éviter la dureté des travaux physiques. Autre exemple, dans l’Hérault et le secteur viticole où « l’enjeu sera de voir comment des outils d’aides à la décision, aujourd’hui utilisés par des viticulteurs technophiles, peuvent être adaptés et adoptés par d’autres moins à l’aise avec les outils numériques », explique Aline Bsaibes, DG d’ITK (outils d’aide à la décision en agriculture), partenaire d’Occitanum. Un techtruck - fablab mobile - sillonnera la région.
Besoins des agriculteurs
« L’intelligence de ce projet Occitanum est de partir des besoins des agriculteurs et de les faire remonter et non l’inverse », lance le président d’Agri Sud-Ouest Innovation. « De prendre en compte l'accompagnement des agriculteurs, de leur rendre la vie plus facile, ce qui participera à l'attractivité de leurs métiers », ajoute Guillaume Boudy, secrétaire général pour l'investissement. « Ces innovations doivent être créatrices de valeur », insiste de son côté Étienne Guyot, préfet d’Occitanie qui salue également « cette approche de l’action en partant du terrain et non d’en haut. » Le coût du projet Occitanum est évalué à 9,5 M€ pour un programme de huit années. 4,5 M€ proviennent de la Banque des Territoires (2,2 M€ pour les open labs et 1,9 M€ pour le financement du centre de ressources Core). 1 M€ provient de la Région Occitanie. « Concernant le budget, nous y voyons « clair » jusqu’en 2023, indique Véronique Bellon-Maurel. Un complément de financement reste à trouver. » Au total, Occitanum compte 46 partenaires, publics et privés.
Les sept thématiques des open labs sont :
* Construire l’approvisionnement local par une logistique durable
* Aider l'apiculture professionnelle et la mobiliser au service de la biodiversité et de l’agroécologie
* Produire avec sobriété (en intrant) en arboriculture
* Améliorer le bien-être animal et valoriser les systèmes d'élevage produisant à l’herbe
* Accompagner les grandes cultures vers l’agroécologie et diversifier les revenus
* Articuler « Low tech High tech » pour les exploitations en maraîchage
* Préparer la viticulture aux enjeux climatiques et environnementaux










