Pyrénées-Orientales
Institutions
Agglomération de Perpignan : 85 M€ d’investissements en 2015

Malgré un contexte budgétaire contraint, le débat d’orientation budgétaire de l’agglomération de Perpignan, qui se tient ce 9 février, table sur 85 M€ d’investissements en 2015 dont 11 M€ programmés et non réalisés en 2014. La collectivité entend maintenir sa capacité d’investissement pour soutenir l’économie du territoire sans impact sur la fiscalité, qui reste stable. Elle compte sur les éventuelles subventions (Europe, Etat, Région, Département) pour accroître l’enveloppe de ses investissements, et empruntera 30 M€. Les communes bénéficieront de 51 M€, qui seront fléchés au titre des attributions de compensation.
Recul de l’autofinancement
L’autofinancement passe de 23 à 17 M€ sur le budget principal pour une épargne nette de 7 M€ (l’épargne nette tous budgets confondus atteint : 15,4 M€). La capacité d’autofinancement devrait progresser les prochaines années selon les services de l’agglomération. Un emprunt d’environ 30 M€ permettra de boucler le plan d’investissement (29 M€ en 2014). La dette globale de la collectivité atteint 528,63 M€ fin 2014.
Des recettes en recul
Du côté des recettes (129,18 M€), l’Agglomération perd 2,73 M€, dont 2,15 M€ de dotation de l’Etat (20 M€), ce qui conforte le choix du président de l’Agglo, Jean-Marc Pujol, de vouloir passer en communauté urbaine (Pertes de 2014 : 4,3 M€). Cette opportunité permettrait notamment de garder des dotations à un niveau estimé à 17 M€. L’Agglo bénéficie du fonds national de péréquation, qui représente 2,05 M€ (1,5 M€ en 2014). Les produits de la fiscalité génèreront 91,62 M€ (dont ménages : 44,12 M€, entreprises : 47,5 M€). L'Agglo, qui mettra en oeuvre en 2015 le protocole d’accord sur le transport scolaire, appliquera un taux de versement transport de 1,55 % (soit 25,8 M€ attendus). Face à la baisse des recettes, la collectivité entend maîtriser ses dépenses de fonctionnement, notamment des charges à caractère général, qui devraient rester stables (6 M€), alors que les charges du personnels (800 agents) suivent une hausse de 3 %, à plus de 31 M€.










