Pyrénées-Orientales
Institutions
Agglo de Perpignan : le président sortant préconise 90 M€ d’investissements

Pour son dernier conseil communautaire, hier soir, le président sortant de l'Agglo de Perpignan, Jean-Paul Alduy, a dressé son bilan budgétaire 2013 et préconisé, pour 2014, 90 M€ d’investissements et une fiscalité « zéro ». Le budget sera voté après les élections municipales de mars, par la future équipe. L’élu sortant juge que « nos besoins d’équipements sont encore très importants » et qu'« on ne peut pas sacrifier les emplois du BTP qui en dépendent. » Ainsi, parmi les investissements à engager, il propose 34 M€ dans la voirie, la défense face aux inondations et à la submersion marine, l’environnement et l’aide aux communes, 23 M€ dans la gestion des eaux, 15 M€ dans le développement économique (9 M€ pour les zones d'activités), 10 M€ pour les transports, 7 M€ pour la collecte des déchets et 1 M€ pour les Zac dédiées à l'habitat.
5,3 M€ de manque à gagner
Si, en 2013, l’institution intercommunale a réalisé 81,6 % des dépenses d’investissements prévues, elle doit faire face en 2014 à un manque à gagner d’environ 5,3 M€ en raison d’un recul des recettes de 1,8 % (4,3 M€) et des dépenses en plus (salaires et TVA) de près d’un million d’euros. Ce manque à gagner se retrouve dans la fiscalité des entreprises, notamment la CVAE, en recul de 2,78 % en 2014, et la CFE, qui reste stable à - 0,01 %. « Il y a une opacité de la collecte et de la distribution. L’AMF a demandé davantage de transparence. Les collectivités locales payent les décisions de l’Etat », commente Jean-Paul Alduy.
Pour tenir ses orientations budgétaires, Jean-Paul Alduy propose « une maîtrise des dépenses de fonctionnement à travers une meilleure mutualisation des services entre l’Agglo et la ville de Perpignan », une démarche préconisée par le gouvernement. Mais aussi, « le recours à l’emprunt hauteur de 30,5 M€ ». « On est capable de maintenir un auto financement satisfaisant au regard de ressources en recul », précise Bernard Dupont, l’argentier de l’agglo. L'épargne brute s'élève à 20,8 M€.
Une dette de 523 M€
L’encours de la dette atteint 523 M€. Pour Jean-Paul Alduy, « cette dette est maîtrisée » même s’il note qu’il faut veiller à maîtriser la dette du budget principal, en baisse cette année de 2 M€, mais qui atteint à ce jour 224 M€. « Si cette dette n’est pas maîtrisée, la future majorité n’aura comme levier que l’impôt ». La dette des budgets annexes (298 M€), « elle n’est pas nocive car elle produit des actifs comme des terrains aménagés à vendre, des réserves foncières et des surfaces d’immobilières… ». Alors que le débat budgétaire 2014 s’opèrera par de nouvelles équipes, Jean-Paul Alduy a conclu : « le respect de la démocratie, était pour moi de dresser un bilan fin de mandat, produire une esquisse budgétaire, pour que les suivants ne soient pas pieds et poings liés ».










