Pyrénées-Orientales
Institutions
Agglo de Perpignan : Jean-Marc Pujol se justifie, Hermeline Malherbe s'insurge
L'annonce, hier, de la candidature du maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, à la présidence de l'Agglo, alors qu'il avait affirmé l'inverse pendant sa campagne, provoque deux réactions : celle de la présidente PS du conseil général des P.-O. Hermeline Malherbe, et cellde Jean-Marc Pujol lui-même. L'élue socialistes « dénonce cette première dérive politique » et se dit « consternée par les petits arrangements entre amis destinés à désigner le prochain candidat à la présidence de l'Agglomération de Perpignan. » Et ajoute : « Comme quoi, certaines personnalités politiques n'attachent pas grande valeur à la parole donnée aux électeurs. Il ne faut pas s'étonner ensuite de certains résultats électoraux qui expriment souffrance, désarroi et incompréhension... » La présidente considère « primordial de bâtir un véritable projet politique. Je rappelle que cette agglomération est incohérente sur le plan territorial et présente de graves difficultés financières » et appelle à « une grande politique d'aménagement solidaire, de services publics de proximité, le tout avec une rigueur financière. »
Jean-Marc Pujol : « je n'ai jamais promis »
De son côté, Jean-Marc Pujol s'insurge dans un long communiqué contre le titre du quotidien L'Indépendant du 2/4, « Pujol fait volte-face », qu'il trouve « injuste ». Il ajoute que ce qui l'a « conduit à accepter la sollicitation des maires et de (son) équipe », c'est la « bataille fratricide (qui) se dessinait à l'intérieur de mon camp puisque deux candidats issus de ma majorité souhaitaient se présenter à l'agglomération. » « De plus, ajoute-t-il, d'autres maires de l'agglomération étaient aussi légitimes pour se présenter compte tenu des circonstances et l'un d'entre eux avait préparé un projet écrit de territoire. » « Je n'ai jamais promis de ne pas être Président », ajoute le maire. « J'ai toujours dit que je ne le demanderai pas. »










