Jean-Paul Fournier démissionne de la présidence du syndicat mixte de l'aéroport de Nîmes
Jean-Paul Fournier, maire LR de Nîmes, démissionne de la présidence du syndicat mixte de l'aéroport de Nîmes, apprend-on vendredi 16 mars. Cette annonce intervient sur fond de tensions avec Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole : « Loin de soutenir le développement du trafic passager de l’aéroport de Nîmes, le président de Nîmes Métropole n’a cessé de favoriser l’aéroport de Montpellier dans ses déclarations publiques et ses prises de positions, prétendant remplacer le transport de passagers par le développement du fret aérien, ce qui est une ineptie économique, déclare Jean-Paul Fournier dans un communiqué. Depuis plusieurs mois, je dois faire face à une situation de blocage dans le financement du syndicat mixte de l’aéroport dû à une attitude incompréhensible du président de Nîmes Métropole. » Cette escarmouche entre les deux hommes est un nouvel épisode de la fracturation de la droite nîmoise. L'aéroport de Nîmes est géré en DSP par Edeis et accueille 200.000 voyageurs par an. Plusieurs entreprises et services sont installés sur le site. Parmi eux, les Canadairs de la sécurité civile. L'aéroport pourrait changer de nom pour s'appeler Nîmes Pont du Gard, à l'instar de la future gare TGV dont l'ouverture est annoncée pour décembre 2019. « Le nom actuel est c'est vrai un peu long. Le changer, pourquoi pas ? Nîmes Pont du Gard, c'est porteur », réagit Jean-Paul Fournier, répondant à une question de La Lettre M.
À Nîmes, plusieurs changements sont en vue dans la perspective du classement de la ville sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, dont le verdict est attendu au début de l'été. Comptant sur l'ouverture en juin du Musée de la Romanité (architecte : Elisabeth de Portzamparc) pour dynamiser un peu plus le centre-ville, le maire explique qu'il négocie actuellement avec le Louvre le prêt d'oeuvres pour une exposition temporaire organisée en 2019.
Parallèlement, la municipalité réfléchit à rajouter quelques places de parking de surface, après la suppression de 300 épis voilà un peu plus d'un an. « La circulation est fluide sur le boulevard Victor-Hugo (une des principales artères du centre-ville, NDLR). On pourrait y ajouter quelques places. Par ailleurs, nous réfléchissons avec les commerçants à l'instauration de plages horaires gratuites », avance-t-il avant de préciser la vacance des locaux commerciaux en centre-ville à baissé. Elle serait aujourd'hui de 10 % contre 14 % voilà deux ans.










