Fil infos

Gard
|
Transports - Logistique
| 16/12/2011

Aéroport de Nîmes : le projet de l’Esma reporté

Alors que le président PS du conseil général du Gard, Damien Alary, et le maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier, polémiquent sur l’avenir de l’aéroport de Nîmes, l’Esma (Montpellier) annonce à La Lettre M le report de son projet d’implantation sur l’aéroport. « On ne change rien à notre projet d'ouverture à Nîmes, mais on attend que Nîmes soit rééquipé techniquement, précise Antoine Incorvaia, directeur marketing et communication de l’Esma : la configuration de l'aéroport de Nîmes ne convient pas à certaines parties de vols qu'on veut réaliser. Ces équipements seront logiquement en place à partir de 2013. Notre projet est reporté à cette date-là, mais pas annulé. On attend que tout soit conforme pour déménager une partie de nos vols. L'objectif est toujours d'accueillir à Nîmes les cadets internationaux - chinois et vietnamiens. On ne fera pas ce projet que quand on aura les garanties qu'on pourra réaliser l'ensemble de nos vols. Pour l'instant, ce n'est pas le cas. Donc on ne bouge pas. Mais on est toujours intéressés pour lancer nos activités sur Nîmes. Une réunion s'est tenue lundi avec le préfet du Gard sur ce sujet. »
Aéroport menacé ?
Le 13 décembre, le président du conseil général du Gard, Damien Alary, a annoncé, au détour d’une conférence de presse, que l’État prévoyait de réduire le nombre d'autorisation de décollages à l'aéroport de Nîmes. Ils devraient, selon lui, passer l'an prochain de « 28 000 à 20 000 par an ». Une décision qui aurait pour conséquence, selon l’élu, « d'empêcher l'arrivée de l'Esma à Nîmes », et le développement des autres sociétés présentes sur l'aéroport. « L'Etat risque de tuer l'aéroport de Nîmes », aurait déclaré Damien Alary au préfet. Réplique du maire UMP de Nîmes, lors d’une autre conférence de presse, le 15 décembre : Damien Alary « démontre, selon lui, sa totale méconnaissance du dossier de l’aéroport. La question porte sur les mouvements aux instruments qui sont aujourd’hui de 4 050, et non de 28 000 ! » Il ajoute que « les besoins pour l’implantation de l’Esma sont estimés à 14 0000 mouvements supplémentaires, dont 7 500 directement sur le site. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan local de redynamisation, financé à hauteur de 4,5 M€ par l’Etat, ces objectifs seront atteints, et même dépassés ». Selon Jean-Paul Fournier, une nouvelle réunion est programmée ce vendredi 16 décembre, dans la soirée, à l’issue de laquelle « l’ensemble des propositions et solutions (sur la question des mouvements aux instruments, NDLR) seront formalisées ».
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie