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Aéronautique – Sabena attend une réponse ferme du gouvernement avant le 15 mai
Suite à l'annonce de la fermeture de la base aéronavale de Nîmes-Garons, Sabena technics FNI, qui effectue de la maintenance d'avions civils et militaires, s'interroge sur son avenir nîmois, qui dépend du maintien de ma tour de contrôle : « Si nos clients ne peuvent plus se poser, on ne peut plus faire de maintenance » explique Henri Le Goff, directeur du site nîmois, qui emploie 340 personnes sur le site (jusqu'à 500 en période de pointe) et chapeaute également les implantations de Marignane et Papeete. La situation est d'autant plus ubuesque que le ministre de la Défense laisse entendre qu'il lui est impossible de s'engager au-delà de 2011 sur le maintien de la tour, quand son propre ministère signait en 2008 un contrat de maintenance d'avions ravitailleurs de l'armée de l'air qui court sur 12 ans, pour un montant de 800 M€. Pour les cinq ans à venir, Sabena est également sous contrat avec l'armée néerlandaise pour un montant de 10 M€.
700 personnes sur le site
« J'ai demandé au préfet et au président de l'Agglomération la tenue d'une table-ronde avec toutes les entreprises situées ici pour avoir une réponse claire du gouvernement avant le 15 mai, à la demande de Sabena déclare Damien Alary, qui visite jeudi 2 avril les hangars de maintenance de Nîmes-Garons. On sait déjà qu'il en coûterait entre 700 K€ et 1 M€ chaque année pour maintenir le contrôle aérien ». Une somme que le conseil général n'envisage pas dans l'immédiat de mettre sur la table. Mais Damien Alary s'est aussi engagé à impliquer la Région, dont il est aussi l'un des vice-présidents, dans la table ronde. « Il faut qu'on puisse aller au bout du contrat, on a suffisamment bataillé pour l'avoir » plaide Henri Le Goff, qui n'envisage pas une décision qui rimerait avec la fin des activités de plusieurs entreprises sur l'aéroport, entreprises qui emploient 700 personnes sur le site.










