Fil infos

Midi-Pyrénées
|
Industrie
| 10/06/2015

Aéronautique : 10 000 emplois en moins dans les services et l’ingénierie à l’horizon 2018 en MP

Le nombre de salariés évoluant dans les métiers de l’ingénierie et les bureaux d’études est en baisse au sein de la filière aéronautique régionale. Selon le cabinet spécialisé Secafi, les effectifs globaux du secteur devraient passer de 26 000 en 2012 à 17 500 à l’horizon 2018 en MP. Une érosion qui touche déjà la plupart des sous-traitant d’Airbus selon les syndicats confrontés à la baisse des achats d’études par l’avionneur. Des résultats dévoilés lors des états généraux de l’aéronautique en Midi-Pyrénées organisés par la CGT ce mercredi 10 juin à Toulouse. À cinq jours de l’ouverture du salon aéronautique du Bourget, les représentants de salariés de la filière aéronautique régionale tirent le signal d’alarme face à la baisse programmée des grands programmes de développement chez Airbus.

Une situation qui devrait déboucher sur « une casse sociale sans précédent » chez les principaux prestataires de l’avionneur, notamment au sein des SSII et des sociétés d’ingénierie et de services implantées en MP. « La création de 10 000 emplois depuis 2010 chez Airbus et ses sous-traitants ne concerne essentiellement que les métiers de production » avance Xavier Petrachi, délégué CGT Airbus.

10 000 postes en moins entre 2012 et 2018

« La croissance du secteur masque un phénomène de forte précarisation de l’emploi du à l’externalisation des bureaux d’études qui s’est généralisée ces 15 dernières années. Conjuguée à la baisse des grands programmes de développement de nouveaux avions, les salariés spécialisés en R&D sont de moins en moins nombreux et des postes sont supprimés. Sans plan de sauvegarde de l’emploi, ce sont près de 10 000 postes qui seront supprimés entre 2012 et 2018 en MP dans les métiers de l’ingénierie », complète Dominique Sellier, consultant spécialisé en aéronautique. Une analyse confirmée par Robert Aamade, représentant des SSII au sein de la CGT. « La baisse des charges est programmée dans les métiers liés à la filière aéronautique, estime le syndicaliste. Au sein de notre coordination qui regroupe une dizaine de PME et d’ETI, la baisse des emplois s’est élevée à 5 % en 2014 avec des effectifs en recul de 6 % chez Atos, de 12 % chez Akka et de 16 % chez IBM. Sans parler de l’explosion des cas de burn out et des arrêts maladies. » La situation est aggravée par la baisse des prix des prestations d’études et d’ingénierie. « Conséquence pour les sociétés sous-traitantes de rang 1 d’Airbus, ces dernières sont confrontées à une baisse constante de leurs marges », conclut François Sabrié, consultant au sein du cabinet Secafi.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie