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Pyrénées-Orientales
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Agri - Agro
| 16/09/2013

Abattoir de Perpignan : un partenariat public/privé au service d’une filière


René Bidal, préfet des P.-O., a regroupé ce 16 septembre, à l’occasion d’une conférence de presse, l’ensemble des partenaires* qui interviennent dans le projet du nouvel abattoir « multi-espèces » zone de Torremila à Perpignan, 4e abattoir du L.-R., ( investissement : 7,7 M€, 3 100 m2, 3 500 tonnes, 20 salariés) avant l’étape ultime qu’est l’enquête publique qui débute le 25 septembre pour 1 mois. La DDTM et la direction de la protection de la population vont instruire les dossiers ICPE et permis de construire avec la Ville, tous deux déposés fin mai. Ce projet en gestation depuis de nombreuses années, selon Bernard Guasch, PDG de la SAS éponyme, et autre acteur phare du projet, s’est accéléré ces 18 derniers mois grâce à l’appui du préfet, « qui a été un facteur déterminant. » L’outil est subventionné par l’Etat, l’Europe, la Région, le département, l’agglo de Perpignan à hauteur de 3,4 M€. La SCIC va réaliser un emprunt de 2,8 M€ est constitue un pool bancaire pour le finaliser.
Une nouvelle ère
« Nous entrons dans une nouvelle ère », indique Toni Baurès, président de la CCE (fusion COPO et CCVB) précisant que 70 % de la production est abattue à Perpignan, « on espère plus demain ». Le représentant de l’Etat considère que cet outil est « indispensable à la filière élevage, au label de qualité des produits et à la traçabilité. » Ce projet de construction d’un nouvel outil au service des filières amont et aval (élevage, distribution) a nécessité une mobilisation financière de partenaires publics et privés. « C’est un projet partenarial exemplaire et un investissement qui va structurer l’économie du département et tirer le territoire vers l’excellence » souligne Jean-Paul Alduy, président de l’agglo de Perpignan. « C’est un éco-système », complète Jean-Pierre Navarro, le président de la CCI des P.-O. Ce nouvel outil risque de venir en concurrence avec l’abattoir transfrontalier d’Ur (700 tonnes), qui sera livré au printemps prochain. « Les coûts de production resteront plus faibles à Perpignan en raison des volumes traités », précise Toni Baurès.
Jean-Claude Coulet, président de la SCIC
Financièrement, le projet est bouclé malgré le retrait des Etablissements Sobraquès/Solère dans le capital social (39 actionnaires) de la SCIC « La Catalane d’abattage », créée le 4 septembre dernier et présidée par Jean-Claude Coulet. « Depuis 10 ans, nous avons fait nos preuves dans la gestion de l’abattoir à travers la DSP » explique Bernard Guasch, qui était déjà actionnaire de la Sarl. « La constitution de la SCIC est un montage efficace, on est dans l’économie sociale et solidaire », indique Christian Bourquin, président de la Région L.-R. « Il s’agit d’un partenariat public privé d’un autre genre qui fédère et s’inscrit dans une démarche durable et dans le maintien de 370 emplois », complète la présidente du CG 66, Hermeline Malherbe. La SCIC fait suite à la SARL qui gère l’abattoir sous forme d’une DSP jusqu’en 2014.
Nouvelle répartition du capital social
« Suite au retrait de cet actionnaire initialement prévu dans le plan prévisionnel de financement, à hauteur de 150 000 €. L’ASCAR et la Coopérative Catalane des Eleveurs notamment ont augmenté leur participation, l’UR Scop intervient aussi pour rétablir le capital social à 1,5 M€ » explique Vincent Copin, le directeur de la SCIC. Le capital social compte deux industriels de la viande : SAS Guasch (Perpignan) et Alexoce (Saint-Paul de Fenouillet), des éleveurs indépendants ou non, 10 salariés aux côtés de l’agglo de Perpignan et des consulaires.
Mise en service en 2015
Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan a salué les opérateurs privés : « Les opérateurs privés sont impliqués dans ce projet créateur de valeur ajoutée. Guasch va développer ses activités ainsi que d’autres opérateurs. Cela démontre une volonté forte de contribuer à l’économie du département. » La société Guasch va construire une usine (8 M€) qui va jouxter l’abattoir relié par un tunnel froid avec au passage la création d’une vingtaine d’emplois, pour un effectif à terme de 150 salariés. Le dirigeant de la société Guasch entend bien à travers cet abattoir et son usine valoriser les productions locales et leur label rattachés : Fleuron des Pyrénées, Xaï Catalan, Veau Primeur, mais aussi le cochon… et aller sur des produits élaborés. L'abattoir s'approvisionne en local dans les P.-O. et l'Aude (2/3) mais aussi sur la zone Grand sud : Ariège, Tarn et Garonne, AveyronMichel Guallar, président de la Chambre d’agriculture espère aussi que « sous la bannière Sud de France, on pourra réaliser de grandes choses ! ». Concrètement, les appels d’offres pour l’abattoir ont été lancées en août pour des réponses attendues entre le 20 septembre et le 12 octobre. Le démarrage des travaux de l’abattoir est prévu pour la fin 2013 et une mise en service en 2015. Concernant l’usine de Guasch, « nous avons deux mois de retard. Mais les appels d’offres auprès des entreprises locales seront lancés en octobre pour démarrer les travaux en même temps que l’abattoir notamment sur la VRD. L’objectif est d’être opérationnel en mai-juin 2015 », explique Bernard Guasch.
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