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Hérault
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Transports - Logistique
| 22/07/2009

A9b - Des sorties réaménagées plutôt qu’un dédoublement, selon le député UMP Jacques Domergue

L’autoroute A9 au sud de Montpellier ne serait finalement ni élargie sur place ni dédoublée, selon le député UMP Jacques Domergue, contacté par La Lettre M mardi soir, après sa rencontre avec Jean-François Carenco, directeur de cabinet du ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo.
« Le rapport des experts mandatés par le Meeddat ne retient ni la solution de l’élargissement, jugée infaisable d’un point de vue technique, ni celle d’un dédoublement à 2X2 voies, qui consommerait trop d’espace, a-t-il indiqué. Ce rapport préconise un réaménagement des sorties d’autoroute », pour fluidifier et sécuriser le trafic.[1]Aucune décision n’est prise à ce jour. Si ces travaux ne s’avéraient pas suffisants, « un dédoublement de l’autoroute (*), réduit par rapport au projet initial (2X2 voies au lieu de 2X3 voies, sur environ 10 km au lieu de 19 km, ndlr), serait réalisé. Mais je pense que le seul aménagement des sorties devrait régler le problème. »
Mandroux fustige le « manque de transparence »
C’est sur la base de ce rapport que Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat au Transport, se prononceront. Début mars, le Meeddat avait fixé le 30 juin comme date butoir. À ce jour, aucune nouvelle date butoir n’est communiquée par le cabinet du ministre. Réagissant à la publication des propos de Jacques Domergue par nos confrères de Midi-Libre, Hélène Mandroux estime, dans un communiqué publié cet après-midi, que « le caractère officieux de ces informations incite (…) à la plus grande prudence. » Pour le maire PS de Montpellier, le « regrettable manque de transparence de la part de l'Etat laisse (…) libre cours à toutes les spéculations. (…) Une nouvelle fois, le gouvernement semble chercher de bonnes raisons de ne pas décider et de renvoyer à de nouvelles études. L'hypothèse d'un doublement plus court constitue une nouveauté mais cette solution est-elle compatible avec la déclaration d'utilité publique ? Si tel n'était pas le cas, on repartirait de zéro, avec de nouvelles incertitudes techniques, économiques et politiques… » Hélène Mandroux ajoute que « l'amélioration des sorties autoroutières, indispensable, est déjà en cours, avec le concours actif de la Ville de Montpellier. Mais ces aménagements restent à court terme car ils ne résolvent en rien les problèmes de fond et notamment de sécurité des personnes ».
Fandos : un projet "anti-Grenelle"
« La solution retenue par les experts est la seule réponse technique répondant aux encombrements journaliers de l’A9, qui sont le principal problème à résoudre, déclare de son côté le délégué régional du mouvement écologiste Cap 21, Georges Fandos, dans un communiqué. Nous espérons que les financements ainsi dégagés par ASF et Vinci (actionnaire d’ASF) et l’Etat contribueront à accélérer les projets de ferroutage et d’autoroute ferroviaire. » Georges Fandos précise à La Lettre M : « Le dédoublement de l’A9 serait trop coûteux et contraire à l’esprit du Grenelle de l’Environnement. En l’ajournant, Jean-Louis Borloo ferait d’une pierre deux coups. » Pour sa part, le maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux
(*) Le dédoublement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier est défendu par les collectivités locales, à l’exception du maire de Lattes, qui a déposé un recours devant le conseil d’Etat contre la DUP d’avril 2007, laquelle autorisait le projet.
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