A9b : 3 millions d’heures de travail
Le chantier du déplacement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier représentera environ trois millions d’heures de travail, a indiqué mardi soir Salvador Nunez, directeur d’opérations de Montpellier d’ASF (Vinci Autoroutes), lors de l’assemblée générale de la Fédération régionale des Travaux Publics L.-R. au Corum à Montpellier.
Le chantier, qui consiste à dédoubler l’autoroute sur 25 km, entre Lunel-Viel et Fabrègues, est forcément créateur d’activités pour les entreprises de TP : « Quatre ans de travaux, entre 2014 et 2017 ; 12 km de voies nouvelles à 2X3 voies et 13 km d’élargissement à 2x3 voies ; 400 000 m3 d’enrobés ; 60 ouvrages d’art courants et hydrauliques ; 31 bassins (155 000 m3), 15 km d’écrans acoustiques (52 000 m2) et deux barrières de péage en pleine voie, à Baillargues et Saint-Jean-de-Védas. »
Les premières consultations seront lancées « début 2013 ». Les entreprises seront retenues « au pire à l’automne, au plus tôt avant l’été ».
Plusieurs marchés spécifiques sont prévus : viaduc Lez-Lironde (grand ouvrage du projet, 600 mètres de long), bâtiments et gares de péage (activité bâtiment), travaux sur l’échangeur de Vendargues, ouvrages indispensables aux rétablissements des routes départementales, un marché terrassement, des écrans acoustiques, un ou deux marchés d’aménagement paysagers, un ou deux marchés d’équipements.
Objectif zéro accident
Ce fractionnement des marchés vise à favoriser les entreprises de taille moyenne. « Je tiens à évacuer les fantasmes, a-t-il déclaré. Nous nous conformons à la législation en vigueur. Tout contrat supérieur à 2 M€ doit faire l’objet d’une consultation européenne. Sur un chantier comme celui-là, la quasi totalité des marchés sera supérieur à 2 M€. On n’attribuera pas systématiquement les marchés à des entreprises du groupe Vinci, loin de là. On choisit les meilleures offres, tout simplement. »
Des réflexions « sont en cours avec les administrations et les collectivités locales pour favoriser l’emploi et les mesures d’insertion (ASF n’a pas d’engagement contractuel sur ces questions, à la différence d’OcVia avec RFF pour le contournement de Nîmes et Montpellier, NDLR). On veut bien faire, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas un objectif trop ambitieux. Mais ce qu’on fera, sera bien fait. »
ASF se fixe comme objectif prioritaire le « zéro accident ». Pour ce faire, des mesures internes seront appliquées : « intérim limité à 30 %, contrôles réalisés par des chargés de sécurité présents en permanence, limitation du % et du rang de sous-traitant. »










