76 emplois transférés à Merlin Gerin Alès
Le fabricant de disjoncteurs et tableaux électriques Merlin Gerin (Schneider Electric), premier employeur privé d’Alès (435 salariés), devrait d’ici 2011 accueillir 76 emplois supplémentaires, explique Pierre Mounier, délégué syndical CGT. D’après le syndicat, la direction a présenté ce plan lors d’un récent comité central d’entreprise. Il ne s’agit pas de créations d’emploi à proprement parler, mais d’un transfert au sein du groupe. Le site alésien bénéficiant de la réduction et du transfert d’effectif au sein de l’entreprise Gardy, appartenant au même groupe, à Barentin (Seine-Maritime). « En cas de refus de mobilité, certains recrutement pourraient être fait localement, mais rien n’est réglé dans les détails », explique Pierre Mounier.
A l’été 2008, la direction des ressources humaines de Schneider Electric expliquait que 300 postes étaient menacés en France. A ce titre, deux lignes de production alésiennes devaient être délocalisées en Bulgarie. L’opération est en cours. Merlin Gerin Alès qui emploie 35 salariés de moins qu’il y a deux ans, verrait donc sa situation s’améliorer sur le plan de l’emploi, comme le laissait miroiter à l’époque Serge Meunier-Beillard, directeur des ressources humaines chez Schneider Electric, qui assurait au Figaro « nous avons prévu d'investir plusieurs millions d’euros à Alès dans les trois ans à venir. » De leur côté, les syndicats demeurent circonspects quant à la décision de la maison-mère. « Le production transférée à Alès concerne des modèles anciens. Nous aurions préféré que la création de lignes de production de modèles innovants. » La DRH de Schneider Electric est demeurée injoignable.
Guillaume Mollaret










