680 participants aux ateliers des « Grenelles » de l’Environnement de Perpignan
Le programme de la matinée des « Grenelle » de Perpignan vendredi était relativement chargé. Les six ateliers du matin ont rassemblé environ 680 participants, dont 100 pour celui sur l’adoption des modes de production et de consommation durables. Il en résulte 33 propositions ou réflexions. Une représentante des Jeunes agriculteurs a souligné que « le développement durable et le respect de l’environnement ne seront possibles que si l’agriculteur retire des revenus de son activité ». Un représentant de Slow Food préconise « une meilleure formation ». Une idée qui a convaincu un doyen d’université qui a avoué attendre de « pied ferme des propositions sur les besoins de formation dans ce domaine ». Roland Noyer, céréalier et représentant de la Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne, veut rester « vigilant sur les propos qui sont tenus face à l’agriculture. Je ne voulais pas entendre parler de pesticide mais de produits de santé végétal car nous travaillons tous dans ce sens. L’agriculture a fait beaucoup de progrès. Les plantes comme le maïs ont des potentialités importantes comme permettre de réaliser des sacs pour les céréales ». Il précise « qu’en 1960, il y avait 0,5 ha de terre cultivable par habitant. Aujourd’hui nous sommes entre 0,1 à 0,2 ha par habitants. Alors la culture 100 % bio va avoir du mal à répondre à nos besoins ! »Du côté de l’atelier sur « la promotion des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi », le ton a été vite donné par un intervenant qui à préciser que « il existe déjà de nombreux textes législatifs qui ont pour objectif le développement durable. Si déjà, ces textes étaient appliqués nous aurions fait de grands progrès ».Le président du Crédit Agricole Sud Méditerranée a eu le mot juste pour les dirigeants d’entreprises. « Il faut arrêter les taxes. Aujourd’hui, entre la France et l’Espagne, la différence est de 25 %, c’est pire avec l’Afrique ! »Autre enjeu, les normes. Robert Menras, directeur financier chez Actis, une entreprise de Limoux qui conçoit des isolants minces, « les normes actuelles ne répondent plus à nos besoins, au contraire elles nous bloquent dans notre activité. Alors que nous sommes à la pointe de l’innovation dans l’économie d’énergie. C’est inconcevable d’en être encore là ! »V.C.










