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Labos - Recherche
| 11/01/2013

400 personnes et 38 M€ pour le Centre de recherche en TIC de l’UM2

Le centre de recherche en TIC de l’UM2 accueillera, dès la rentrée 2014, plus de 400 personnes (chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants) sur le campus Saint-Priest, à Montpellier. D’une surface de plus de 13 000m2, le bâtiment, dont le coût est évalué à 38 M€, rassemblera l’IES (Institut électronique du Sud), une partie du Lirmm (laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier), le LMGC (Laboratoire de mécanique et de génie civil), laboratoires déjà présents à Montpellier, mais aussi une antenne de l’Inria (Institut national de recherche en informatique et automatique) du centre de Sophia Antipolis (Nice). Le nombre de chercheurs venant de Nice, ainsi que le nombre de recrutement n’est pas encore clairement défini.

Unique en France
La création de ce pôle regroupant différents champs disciplinaires est un ensemble unique en France. La première pierre du bâtiment destiné à les accueillir a été posée cet après-midi, vendredi 11 janvier. Le chantier est sous maîtrise d’ouvrage directe de l’UM2 et financée aux trois quarts par le Conseil régional dans le cadre du Contrat de projet Etat-région. Conçu pour développer des interactions scientifiques autour de travaux de recherche, le campus Saint-Priest permettra de fédérer et mutualiser des ressources et des compétences entre les laboratoires et les industries et entreprises régionales. Pour exemple, l’entreprise Tageos, start-up montpelliéraine leader sur le concept des TAGs RFID, sera incubé dans les locaux du Centre de recherche. D’ailleurs, l’entreprise a réalisé la « pierre à mémoire », première du genre, qui a été posée cet après-midi : cette pierre possède la particularité de contenir un TAG RFID intégrant toutes les données de la cérémonie.
Prochaine étape : 2 000 m2 pour le centre spatial universitaire ?
Le campus Saint-Priest hébergera une fois le nouveau bâtiment livré et les transferts opérés, 700 personnes. En attendant une autre réalisation que l’UM2 appelle de ses vœux : la création d’un bâtiment d’au moins 2 000 m2 pour héberger le Centre spatial universitaire. En novembre dernier, la création de la fondation Van Allen est venu appuyer ce projet ambitieux, qui vise à créer à Montpellier un centre de référence en terme de recherche et de formation dans le domaine spatial, et notamment sur les nanosatellites. Présidée par Michel Courtois, créateur du premier nanosatellite, et dotée d’1,5 M€, cette fondation aura pour but de lever des fonds en faveur de la recherche montpelliéraine dans ce domaine. En attendant, donc, que le CSU soit doté d’un équipement propre. Dirigé par Laurent Dusseau, il est pour l’heure hébergé entre Montpellier et l’IUT de Nîmes. Au niveau économique, les perspectives sont intéressantes : comme pour le centre des TIC, l’objectif est de faire profiter des entreprises de cette recherche. Et le centres spatiaux universitaires sont réputés créer 10 emplois par an. L’UM2 espère bien que ce dernier argument séduira le conseil régional, qui, comme pour le pôle TIC, devrait être fortement sollicité sur ce sujet. Et appelle de ses vœux la pose de la première pierre de ce nouvel équipement, d’ici à deux ans.
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