Pyrénées-Orientales
Institutions
35 signataires pour accélérer le Parc Naturel Marin
Alors que Jacques Bascou, député-maire et président du Grand Narbonne, a été nommé en mars par l’ancien préfet de l’Aude pour siéger au conseil de gestion du Parc naturel marin du Golfe du Lion, Christian Bourquin président de la Région L-R et sénateur des P.-O. ainsi que 35 autres signataires issus du monde économique, ont écrit à René Bidal, préfet des P.-O. pour dénoncer les lenteurs de la procédure de mise en place du conseil de gestion du Parc naturel marin (décret octobre 2011). En effet, la nomination des personnalités devant siéger au conseil de gestion du Parc naturel marin n’est toujours pas faite. Le préfet des P.-O. a décidé d'installer le conseil de gestion à l’issue de la période de réserve en période électorale, soit le 17 juin au soir.
Urgence économique
Un rallongement des délais qui est loin de satisfaire le président de la Région L-R et le collectif, qui craignent une mise en place du conseil de gestion « pas avant l’été dans le meilleur des cas. Ce qui signifie que nous aurons encore perdu près d’un an pour rendre le parc naturel marin opérationnel », précise le courrier. Le collectif a fait part de la situation économique difficile du secteur de la mer. « L’Etat doit nous permettre d’installer le Parc sans perdre davantage de temps, pour qu’il finance nos projets. Pour nous, la mise en place du parc relève d’une véritable urgence économique pour contribuer à la viabilité de nos structures, donc de nos emplois. »
Le Parc naturel marin toujours pas opérationnel
Le projet de parc naturel marin date de 2007. « Il nous a fallu attendre un an après l’enquête publique pour obtenir le décret de création du parc naturel marin, signé officiellement à Banyuls en octobre dernier, déclare Christian Bourquin. L’ensemble des organismes concernés ont désigné leur représentant qui sont connus des services de la préfecture. » Le collectif des signataires ne comprend pas pourquoi le choix ne s’est toujours pas opéré dans les P.-O. : « Les deux députés des circonscriptions littorales du département pourraient d’ores et déjà être nommés. Leurs éventuels successeurs issus de cette période démocratique les remplaceront si besoin. » Interrogé sur la raison de ces délais, Christian Bourquin répond : « En ces périodes électorales, on ne voit pas d’un bon œil le choix de la présidence du Parc naturel marin. » Ce dernier serait pressenti par les acteurs concernés pour en assurer la présidence.










