2030 : Nîmes se prépare à accueillir 80 000 habitants supplémentaires
« Nous devons préparer les infrastructures pour accueillir 80 000 habitants supplémentaires d’ici à 2030 », a expliqué le maire de Nîmes, mercredi 14 avril, à 270 personnes, promoteurs, architectes, maîtres d’oeuvre et maîtres d’ouvrage, participant à un dîner-débat du Cobaty, à l’hôtel Atria. L’agglomération, qui compte 230 000 habitants et 27 communes, pourrait passer le cap des 300 000 à l’horizon 2030, si les tendances des dernières années se confirment.
Jean-Paul Fournier a présenté les grands pôles de développement futur de l’Agglomération. En premier lieu la « Porte nord », une zone d’un millier d’hectares proche de la route d’Alès, dont la Ville a déjà acquis 400 ha. « Elle devrait accueillir 25 000 habitants en 2030 », a expliqué le maire de Nîmes. Elle est situé à l’intersection de deux futures rocades, la rocade nord, portée par le conseil général, qui doit relier la route d’Alès et la route d’Uzès. Et la rocade ouest, entre la route d’Alès et l’A9, au niveau de Milhaud. « Nous réfléchissons à un PPP, et à la possibilité de mettre en place un péage pour accélérer la mise en service de cette rocade. Je ne voudrais pas que dans 20 ans on parle encore de la rocade ouest ».
Avant la mise en place du projet « Porte nord », prévu à long terme, Jean-Paul Fournier a évoqué le Mas des Lombards (800 logements), dont les travaux d’aménagement « démarreront en 2013 ou 2014 ». Mais l’élu s’inquiète de ne pas disposer de suffisamment de foncier disponible sur sa commune, à plus courte échéance. « Le problème, c’est : où va-t-on construire dans les quatre ou cinq ans à venir ? » Réplique du préfet préfet du Gard, Hugues Bousiges : « Les zones inondables représentent 17 % des surfaces du département, les parties urbanisées 5 %. Nous devrions pouvoir trouver de la place ».
Une nouvelle gare TGV en 2019
Jean-Paul Fournier a également évoqué un dossier qu’il défend avec ferveur depuis des années, celui de la future gare TGV de Manduel. « Si nous n’avons pas cette gare TGV en dehors de Nîmes, les trains perdront 18 minutes en passant par la gare de Nîmes, et on les regardera passer ». Présent dans la salle, Roland Legrand, chef de mission gares à RFF, a confirmé l’implantation de la nouvelle gare TGV, promise par Jean-Louis Borloo. « Oui, la gare va se faire », a affirmé le technicien, qui a estimé que le contournement de Nîmes et Montpellier serait « livré à la fin 2016 ». Selon lui, une convention partenariale sera signée avec l’Agglo « d’ici à la fin de l’année ». Il estime que la concertation et la déclaration d’utilité publique devraient intervenir « en 2013 ou 2014 ». Le permis de construire pourrait être délivré « en 2016-2017 » pour une livraison de la gare nouvelle « en 2019-2010 ». « Un bureau d’études est missionné sur la programmation de l’ouvrage », a-t-il expliqué. Selon lui, le coût de l’ouvrage oscillerait « entre 130 et 150 M€ ».










