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Languedoc-Roussillon
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Conjoncture
| 11/02/2014

2014 : les prévisions de la Banque de France, secteur par secteur

Après une année 2013 pendant laquelle l’économie du Languedoc-Roussillon a « modérément progressé, sauf dans le BTP », la direction régionale de la Banque de France fait état de « perspectives plus optimistes pour 2014, y compris dans le BTP », dans une étude rendue publique ce matin, au siège régional. « L’activité progresserait encore dans l’industrie, les services marchands et le commerce de gros », résume le directeur régional, Christian Jacques Berret.

Industrie : la croissance tirée par l’export
Le CA global de l’industrie connaîtrait une croissance de 4,7 % en 2014, après une hausse de 2,9 % en 2013. Cette croissance est « stimulée par les industries agroalimentaires », souligne Régis Haumont, directeur départemental de la Banque de France. Le chiffre d’affaires des IAA a crû de 6 % en 2013, et anticipe une nouvelle hausse de 5,6 % en 2014. « Les PME de 50 à 200 salariés sont très actives dans ce segment », ajoute l’analyste. La croissance du secteur est également « tirée par l’export : + 7,2 % en 2013, et + 5,1 % prévus en 2014. L’amélioration de la rentabilité dans ce secteur a un revers : « une gestion stricte des effectifs », qui se traduit par « une poursuite de l’érosion des effectifs », en 2013 (- 0,4 %) comme en 2014 (- 0,3 %). L’intérim est fortement impacté : - 14 % en 2013, et – 10 % attendu en 2014. Les investissements marquent une pause : - 16,9 % en 2013, et – 4,6 % en 2014.
Services marchands : informatique et ingénierie en pointe
Les services marchands, qui ont vu le CA augmenter de 1,4 % en 2013, prévoient une hausse de 3,8 % en 2014. « L’informatique, l’ingénierie et le nettoyage sont les secteurs les plus porteurs », note Hubert Aimard, responsable du service études de la Banque de France. Confrontés notamment à « une concurrence très vive des Pays de l’Est, et à une réduction de leurs marges », les professionnels du transport voient leur CA baisse de 1,3 % en 2013, mais prévoient une hausse de 1,9 % en 2014. Les effectifs « se maintiennent dans l’ensemble », avec des hauts, dans le nettoyage (+ 7,5 % en 2013, + 4,5 % en 2014) et l’informatique (+ 1,6 % en 2013, + 1,2 % en 2014) ; et des bas : les agences d’intérim prévoient une baisse de 1,9 % en 2014, après une baisse de 2,4 % en 2013. Baisse également en 2013 dans les transports (- 1 %), l’hôtellerie (- 3,6 %). Et baisse attendue en 2014 dans l’ingénierie (- 1,9 %). « L’évolution du CA est plus grande dans l’hôtellerie de plein air que dans l’hôtellerie traditionnelle », note Hubert Aimard, avec une hausse de 3 % du CA de l’HPA en 2013, contre 1,1 % pour l’ensemble du secteur de l’hôtellerie.
BTP : le rebond ?
Après une nouvelle dégradation de 1,9 %, le CA global du secteur du BTP devrait repartir légèrement à la hausse, de 0,5 %, une « légère reprise » étant attendue « à l’horizon du second semestre ». En clair : après les élections municipales. Le secteur des TP, qui a connu une évolution de 1,6 % du CA en 2013, prévoit une baisse de 1,4 % en 2014, en dépit de la montée en puissance des grands chantiers d’infrastructure (A9 et CNM). « L’activité a progressé début 2013, et a ralenti à la fin du 4e trimestre », constate Hubert Aimard. Les PME de 20 à 50 salariés « ont le plus souffert ». Dans le bâtiment, le gros œuvre prévoit une reprise de 2,2 % en 2014, après une baisse de 6,6 % en 2013, tandis que le second œuvre voit son activité stagner en 20013 comme en 2014. Les effectifs reculent dans le bâtiment (-1,4 % en 20013, -1,1 % en 2014) tandis qu’ils augmentaient dans les TP (+ 1 %), où une légère baisse est prévue en 2014. Les investissement sont réduits, notamment dans le gros œuvre. La rentabilité d’exploitation reste stable, à un niveau bas.
Commerce de gros : merci les IAA
Dans le secteur du commerce de gros, la croissance est « portée par l’agroalimentaire », selon Régis Haumont. Le commerce des IAA est particulièrement dynamique à l’export, avec + 6,7 % en 2013, et + 3,6 % prévus en 2014. Le commerce du vin est « particulièrement dynamique », avec un CA 2013 en croissance de 6,4 %, et un CA à l’export de + 13,5 %. « Alors que le CA du secteur du tourisme stagne, l’oenotourisme semble constituer une activité prometteuse », ajoute Régis Haumont.
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