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| 10/01/2025

108 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) recensés en Occitanie

Le quartier nîmois Pissevin-Valdegour est l'un des cinq QPV les plus pauvres de France
© SPL Agate

L’Occitanie compte 108 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), selon les chiffres dévoilés mi-décembre par l’Insee. Au total, ces derniers accueillent 393 100 habitants, soit 7 % de la population de la région. « Les cinq quartiers prioritaires les plus pauvres de France métropolitaine sont localisés en Occitanie », précise l’institut. Ces derniers, où plus de sept habitants sur dix vivent sous le seuil de pauvreté, sont situés à Perpignan – quartiers Bas-Vernet, Rois de Majorque et Champ de Mars –, à Nîmes – Pissevin-Valdegour – et à Béziers, avec le quartier Iranget Grangette. En 2020, 40 % des habitants des QPV de la région âgés de 15 à 64 ans étaient inactifs.

Dix nouveaux quartiers en 2024
Dix nouveaux quartiers ont intégré ce dispositif en 2024. La moitié est située dans des départements ruraux : trois dans l’Aveyron, un dans le Tarn-et-Garonne et un en Lozère. Depuis la création du QPV Fontanilles à Mende en Lozère, la politique de la ville est désormais présente dans tous les départements d’Occitanie. Quatre quartiers sont intégralement sortis de cette « géographie prioritaire » l’an dernier : trois à Toulouse – Rangueil, Bourbaki et Négreneys – et un à Montpellier : Vert-Bois. « Les quartiers Bourbaki et Négreneys ont bénéficié de travaux de renouvellement urbain », précise cette étude. Trois QPV sont issus de fusions de six anciens quartiers : Gély-Figuerolles à Montpellier, Grand Val d’Aran-en-Jacca à Colomiers en Haute-Garonne et La Grand-Combe, les Salles du Gardon et Branoux-les-Taillade, à cheval sur trois communes éponymes du Gard. Les 95 autres QPV sont des quartiers reconduits mais leurs contours ont pu être modifiés. En France métropolitaine, 1 362 quartiers bénéficient de la politique de la ville. Les QPV sont des territoires d’intervention de l’État et des collectivités territoriales définis par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, dite loi Lamy. L’objectif commun est de réduire les écarts de développement entre les quartiers défavorisés et leurs unités urbaines. « Il s’agit de quartiers d’au moins 1 000 habitants situés dans une unité urbaine d’au moins 10 000 habitants et caractérisés par un décrochage du revenu des ménages par rapport aux revenus de l’unité urbaine et de la France métropolitaine », explique l’Insee.

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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