1 rapport, 1 ambition, 2 ministres, 2 fondations
IUCT. L’acronyme définitif de l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse devrait donc être celui-là. Pour le reste, le maître mot a été «relance du projet». La ministre de la santé, Marysol Touraine, et sa collègue de la Recherche, Geneviève Fioraso, ont réceptionné officiellement le rapport Syrota/Philip sur l’avenir de l’Oncopole de Toulouse, lors de leur visite du 15 juillet. Fermement attendu, celui-ci devait résoudre quelques nœuds gordiens : projet médical et scientifique bien ficelés, gouvernance et structures juridiques adaptées, pertinence médico-économique avérée.
Que retenir ? L’IUCT s’étendra bien sur trois sites (Purpan, Rangueil et Langlade) avec un principe simple : les acteurs (publics et privés) parties prenantes sont connus... et ont la charge de s’entendre, dans une organisation qui se veut simplifiée. Le message vaut ce qu’il vaut. La question épineuse des RH devrait être réglée prochainement, avec une affectation pour chacun et une position unique : chacun gardera son statut, public ou privé.
La gouvernance sera assurée par deux fondations. L’une coordonnera l’IUCT au global, avec pour l’opérationnel un directoire présidé par le directeur du CHU de Toulouse, Jacques Léglise. L’idée de recruter une personnalité extérieure à Toulouse, au rayonnement international, pourrait se faire d’ici un an... ou pas. L’autre fondation, InNabioSanté, présidée par Philippe Douste-Blazy, sera chargée des recrutements de chercheurs, de lever des fonds, ... voire du programme urbain et immobilier du quartier Langlade. Une structure propre, dites IUC partenaires, réunira les autres structures publiques et privées, labellisées par Oncomip.
En termes opérationnel, le site IUC Oncopôle, avec son nouvel hôpital de 65 000 m2 qui réunira l’Institut Claudius Regaud et certains services du CHU (1 200 personnes), aura un Groupement de coopération sanitaire dédié. Son administrateur sera Michel Attal, l’actuel DG du Centre Claudius Regaud. 200 chercheurs y seront également basés, et 200 autres places laissées disponibles, histoire d’attirer de nouvelles équipes.










