Le nouveau Programme local de l’habitat 2013-2018 a été au cœur du conseil municipal de la Ville de Perpignan, qui s’est tenu ce 14 novembre. Ce programme prévoit la réalisation de 1 446 logements sociaux sur la période, venant s’ajouter aux 10 434 que compte déjà la ville sur un parc résidentiel global de 57 950 logements. « Le pourcentage de logements sociaux de la Ville est de 18 %, proche des 20 % de la loi SRU » précise le maire, Jean-Marc Pujol, qui entend ne pas abandonner le combat du logement social dans le centre ancien, secteur sauvegardé. L’édile entend réaliser une moyenne de 240 logements sociaux par an, afin d’atteindre l’équilibre entre le nord et le sud de la ville, car les logements sociaux se concentrent à 31,5 % au nord de Perpignan, 18,6 % dans le centre ancien. Jean-Paul Alduy, premier adjoint et président de l’OPH Perpignan Méditerranée, précise que les logements sociaux seront construits sur la totalité du territoire de l’agglomération. Les opérateurs sociaux pourront conventionner avec la Ville et ainsi bénéficier d’un fonds d’aides, qui se traduit par 35 à 45 €/m2, jusqu’à 20 000 € par logement en centre-ville, et un forfait de 1 000 € au titre du développement durable.
L’OPAH-RU 2014-2019 : 14,9 M€
La Ville a confié à un groupement de bureaux d’études, dont le mandataire est Habitat&Société, la réalisation de l’évaluation des opérations de rénovation urbaine lancées depuis 10 ans dans le secteur ancien (2 343 logements concernés) et l'élaboration des préconisation pour un nouvel OPAH-RU 2014-2019, car il reste encore 2 000 logements potentiellement indignes. Ce nouvel OPAH-RU porte sur une enveloppe de 14,9 M€, financés dans le cadre d’une convention Ville/Etat/Anah/Agglomération Perpignan Méditerranée et concernera 730 logements, dont 331 indignes, et une production de 65 logements locatifs sociaux.
Des propositions pour valoriser les quartiers du centre
Le conseiller municipal d’opposition Jean Codognès (EELV), dénonçant le déficit de résultats des opérations sociales engagées sur les quartiers Saint-Jacques, Saint-Mathieu et La Real, a suggéré des propositions : « Demander au préfet de modifier le périmètre de sauvegarde, introduire une mixité positive, faire des efforts de conventionnement sur un périmètre plus resserré, prendre plus d’arrêtés d’insalubrité et lutter plus efficacement contre les marchands de sommeil. » La Ville de Perpignan a été la première ville de France à signer avec le procureur un accord pour mobiliser les services judiciaires et fiscaux contre les marchands de sommeil. « Un marchand de sommeil connu va être condamné. Quant aux arrêtés d’insalubrité, il est très difficile de savoir qui sont les propriétaires de ces logements », argue le maire.