RER toulousain : Jean-Luc Moudenc alerte l'État sur les coûts de fonctionnement
Le soutien est encore prudent : à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée ce 13 septembre, Jean-Luc Moudenc se dit en accord avec les objectifs d'un RER métropolitain autour de la Ville rose, mais en rappelle « le coût extrêmement lourd » d'un tel projet. Au lendemain de la réunion du comité de pilotage - qui comprend, outre la Métropole, la Région Occitanie, le Conseil départemental de Haute-Garonne, Tisséo et l'État - le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole rapproche sa position de celles des autres collectivités : « On a conscience qu'il faut faire un saut qualitatif et quantitatif sur les mobilités, mais que ce soit les Régions ou les Métropoles, nous sommes au bout de nos possibilités. »
Des coûts de fonctionnement entre 35 et 90 M€
Jean-Luc Moudenc appelle le Gouvernement à ses responsabilités, estimant que l'encouragement à créer des RER en régions - ou plus précisément, des « services express régionaux métropolitains » (SERM) - devait s'accompagner d'un soutien financier non seulement pour la création de l'infrastructure, mais aussi pour son exploitation. « Selon les hypothèses retenues, on parle de coûts de fonctionnement compris entre 35 et 90 M€ par an », pointe l'élu. Lors de sa réunion du 12 septembre, le comité de pilotage du SERM s'est basé sur des études réalisées par la Région Occitanie et le groupe SNCF pour examiner trois scénarios de travaux, dans une fourchette allant de 1 Md€ à 2,25 Md€. « Nous sommes tous tombés d'accord sur le fait que ces études doivent être approfondies, pour affiner les coûts mais aussi les résultats attendus en termes de fréquentation et de report modal de la voiture vers les transports en commun », insiste Jean-Luc Moudenc.











