LGV Bordeaux-Toulouse : SNCF Réseau promet une réponse « dans les meilleurs délais » à l'Autorité environnementale
L'ouverture du chantier était espérée pour le début de l'année 2024 : le calendrier de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse est désormais en suspens après le refus de l'Autorité environnementale de statuer sur le dossier. Dans un avis rendu le 7 septembre, l'institution pointe les sévères lacunes du dossier présenté par SNCF Réseau, et notamment l'absence d'actualisation des études d'impact « sur de multiples questions de fond (artificialisation, gaz à effet de serre, milieux naturels) ». Sollicitée par La Lettre M, SNCF Réseau dit « prendre acte » et se mettre « en ordre de marche pour apporter dans les meilleurs délais les éléments demandés, en lien avec les services de l’État et des collectivités ».
Intégrer l'évolution de la réglementation
SNCF Réseau ne souhaite pas détailler les délais dans lesquels cette réponse sera apportée, ni les éventuels impacts sur le calendrier des travaux. Le maître d'ouvrage précise cependant vouloir « faire preuve de la plus grande transparence sur les impacts environnementaux du projet, dans une logique de robustesse du dossier ». L'Autorité environnementale a établi une feuille de route conséquente pour l'actualisation de pièces, dont certaines n'ont pas évolué depuis l'enquête d'utilité publique finalisée il y a près de dix ans. Elle demande notamment « la prise en compte de l'évolution de l’environnement et de la réglementation depuis 2014 pour l’ensemble du projet » et les « présentation et justification des variantes proportionnées à leur incidence environnementale, mesures d'évitement, de réduction et de compensation supplémentaires en cas d’incidences résiduelles significatives ».
Réalisée dans le cadre du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), la LGV Bordeaux-Toulouse mobilise un budget de 10 milliards d'euros, dont 20 % environ fléchés vers les Aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse (AFSB et AFNT), qui devaient constituer les premières tranches de travaux. Ces derniers mois, plusieurs étapes ont été passées sur le financement, dont l'octroi d'une enveloppe de près de 60 M€ par l'Union européenne.











