GPSO : le financement de 1 Md€ de travaux ferroviaires est voté
Le conseil de surveillance de la Société du Grand projet du Sud-Ouest (SGPSO), présidé par Carole Delga, vote à Toulouse le 9 octobre deux conventions de financement pour un montant total de 1,06 Md€. La première convention porte sur les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (432,75 M€) et la seconde sur les aménagement ferroviaires au sud de Bordeaux (627,6 M€). La SGPSO en finance la moitié, soit 530 M€. L’État devrait confirmer le 8 novembre prochain l'engagement des 50 % restants par un vote du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France. La signature des deux conventions doit permettre au maître d'ouvrage SNCF Réseau de débuter les travaux dès la fin de l'année.
Le « prélude » à la LGV
Les représentants des collectivités actrices du projet* et de leurs partenaires se sont réunis à Toulouse autour de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et du conseil de surveillance de la SGPSO, d'Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, et de Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie et préfet coordonnateur du GPSO. « Après des années de mobilisation sans faille, les collectivités du Sud-Ouest, aux côtés de l’État, peuvent enfin concrétiser ce grand projet qui va métamorphoser les mobilités dans nos territoires, se réjouit Carole Delga. Les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux, les AFSB, et au nord de Toulouse, les AFNT, servent les mobilités du quotidien en permettant les développements de Services express régionaux métropolitains, autrement dit les RER métropolitains, vers Langon d’une part et Montauban d’autre part. Ces lignes augmenteront la capacité de déplacement et permettront des trains au quart d’heure en heure de pointe. Ces aménagements sont aussi le prélude de la ligne nouvelle Toulouse-Bordeaux-Dax, qui fera du Sud-Ouest le carrefour des liens entre Europe du Nord et Europe du Sud aussi bien qu’entre Atlantique et Méditerranée. Toulouse et Bordeaux seront alors distantes de seulement une heure, et Toulouse et Paris d’à peine plus de trois heures. »
L'impact environnemental en question
À l'issue du conseil de surveillance s'est tenu un comité de pilotage. L'occasion pour les partenaires du projet d'« affirmer que le récent avis de l'Autorité environnementale sur les AFNT est une opportunité pour améliorer le projet sur le plan de son impact en matière d'écologie », est-il précisé dans un communiqué commun. La question de l'organisation de la maîtrise d'ouvrage pour la construction et la maintenance de la ligne nouvelle a par ailleurs été évoquée ; un sujet qui devrait être tranché « dans les prochains jours ».
Le coût total estimé du GPSO s'élève à 14 Md€ et la mise en service de la LGV Bordeaux-Toulouse est attendue pour 2032.
*Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine ; Métropoles de Bordeaux et de Toulouse, Départements de la Haute-Garonne, du Gers, des Landes, du Lot, des Hautes-Pyrénées, du Tarn et du Tarn-et-Garonne ; Communautés d’Agen, d’Albi, d’Auch, de Cahors, de Castres-Mazamet, de Dax, de Maremne Adour Côte Sud, de Montauban, de Mont-de-Marsan, de Muret, de Tarbes Lourdes Pyrénées et du Sicoval.











