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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial / Transports - Logistique
| 24/01/2022

En croissance, Toulouse-Francazal poursuit ses investissements

À contre-courant des tendances enregistrées dans les aéroports tournés prioritairement vers l'aviation commerciale, la plateforme de Toulouse-Francazal a enregistré l'an dernier un trafic en hausse globale de 10 %. Un rebond porté par l'aviation d'affaires – en augmentation de 50 % en 2021, avec 230 mouvements d'avions -, qui structure l'activité de l'aéroport aux côtés de l'aviation d’État (Défense) et de l'aviation aéro-industrielle.

Si ce segment business a particulièrement bien « résisté au choc », c'est pour deux raisons principales, estime Sabine Monties, directrice d’exploitation de l’infrastructure. « Tout d'abord, en 2020, nous avons ouvert un poste frontière permettant d’accueillir des vols d’affaires et aéro-industriels avec passagers et personnels navigants intra et extra-Schengen, explique-t-elle à La Lettre M. Par ailleurs, nous avons développé de nouveaux services associés et investissons de façon conséquente afin d'atteindre notre objectif, qui est de doubler notre activité aviation d'affaires dans les quatre prochaines années. »

9 M€ investis jusqu'en 2023
Un hangar de 1 100 m2, dédié à l'aviation d'affaires, devrait ainsi ouvrir ses portes début 2023, dans le cadre d'un investissement global de 9 M€ planifié sur la période 2021-2023. « En avril prochain, nous allons par ailleurs livrer l'extension de notre aire de trafic nord, avec vingt places supplémentaires, et nous souhaitons aussi être en mesure de proposer, à l'horizon 2024, une offre de restauration d'entreprise pour les 350 à 400 personnes travaillant sur le site », indique Sabine Monties, qui précise que la réduction de voilure du projet Hyperloop TT  « n'a pas d'impact sur le développement des infrastructures »​.

Située à cheval entre les communes de Cugnaux et de Portet-sur-Garonne, l’ancienne base aérienne militaire 101* mise sur les synergies avec les acteurs aéro-industriels implantés localement, à l'image d'ATR et de Tarmac Aerosave, mais aussi sur les projets liés aux nouvelles mobilités terrestres et aériennes (EasyMile, Aura Aero, Ascendance Flight Technologies), alors que la plateforme de Toulouse-Francazal a été choisie pour accueillir un campus hydrogène (lire encadré).

* Ouverte en 1934 et fermée en 2011, l’ancienne base aérienne 101 est constituée de trois zones : au nord, 60 ha affectés à l’armée ; au centre, 170 ha exploités par la Setfa ; au sud, 38 ha vendus par l’État à Toulouse Métropole.

L’exploitation et le développement de l’aéroport toulousain ont été confiés par l’État en 2014, pour une durée de 45 ans, à la Setfa (société d’exploitation de Toulouse-Francazal Aéroport), dont l’actionnariat est constitué du groupe Edeis (51 %) – son gestionnaire -, de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB, 39 %) et de la CCI de Toulouse (10 %).

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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