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Gard
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Aménagement - Urbanisme
| 13/02/2015

Inondations : Nîmes lance 105 M€ de travaux

Contre les inondations, Nîmes lance son Papi II. L’Etat, la Ville de Nîmes, le conseil général et d’autres partenaires (lire ci-contre) ont signé hier une convention pour la mise en oeuvre d’un nouveau programme d’actions de prévention des inondations, sur la période 2015-2020. Le Papi II, doté de 105 M€ HT, prévoit notamment des nouveaux travaux d’aménagement hydrauliques et la construction de nouveaux bassins de rétention (69 M€ HT) pour achever la sécurisation du cadereau d’Alès, et aménager le cadereau d’Uzès et son affluent, le cadereau des Limites. Le principal ouvrage sera le bassin carrière des Antiquailles, livré en 2020, avec une capacité de 500 000 m3. Près de 200 M€ ont déjà été investis à Nîmes, depuis 1990, dans le cadre du plan de protection contre les inondations (PPRI, 69 M€) puis du premier Papi (2007-2013, 124 M€).

2 millions de mètres cubes
À l’issue des travaux du Papi II, en 2020, « les deux tiers des enjeux seront protégés pour un évènement du type de celui de septembre 2005 », selon la Ville. Les différents bassins permettront à cette date de retenir 2 millions de mètres cubes d’eau, protégeant notamment le secteur ouest de la ville. « Le maire pourra alors demander aux services de l’Etat de réviser le plan de prévention du risque inondation », estime le directeur de la DDTM du Gard, Jean-Pierre Segonds. Le PPRI de Nîmes, approuvé en 2012, a rendu 11 % des zones urbanisées de la ville inconstructibles, et 27 % constructibles sous réserve. Selon le préfet du Gard, Didier Martin, « on aura probablement un troisième Papi » après 2020. Il rappelle toutefois que ces investissements massifs « ne suppriment pas le risque inondation. On le limite, ou on l’atténue ». En 1988, des inondations avaient fait 9 morts, et provoqué 600 M€ de dégâts, conduisant l’Etat et la Ville à mener un vaste plan de protection contre les inondations, à partir de 1990. D’autres inondations ont eu lieu en 2002, 2005 et septembre 2014, provoquant de moindres dégâts, en partie, estime le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, grâce aux travaux réalisés.
6 000 entreprises concernées
Le Papi II prévoit également 31 M€ HT pour « mener des actions de réduction de la vulnérabilité des biens et des personnes ». Le but est de « continuer la démarche de délocalisation à l’amiable » et de « mettre en oeuvre un programme de diagnostics et de travaux de mitigation volontairement ambitieux au regard de l’importance des enjeux ». 16 000 logements et 6 000 entreprises sont concernés par ce volet du programme.
Photo HF : le préfet du Gard Didier Martin, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier et le président du conseil général du Gard Jean Denat, lors de la signature de la convention à la mairie de Nîmes.
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