Bâtiment : Patrick Ceccotti pointe la réalité des coûts de construction
« Expliquer aux maîtres d’ouvrage de quoi sont constitués les prix de nos entreprises » : c’est l’objectif de Patrick Ceccotti, président de la Fédération Française du Bâtiment de l’Hérault, ce vendredi 6 juillet à l’occasion de la table ronde clôturant l’assemblée générale annuelle.« Lorsque les appels d’offres sont infructueux (derniers en date en LR : Hôtel d’Agglomération de Perpignan, Hôpital d’Alès, Pierresvives et Hôtel de Ville à Montpellier, ndlr), on nous suspecte d’avoir des prix trop élevés. Or, nous avons du mal à maintenir nos marges. Elles oscillent entre 2% et 3%, ce qui reste faible pour la pérennité de nos adhérents (650 dans l’Hérault), et plus bas que les autres secteurs. »Patrick Ceccotti a rappelé notamment la hausse du prix des matières premières et des salaires (32% en LR en 6 ans en moyenne). « Cela se répercute sur nos prix sans pour autant améliorer nos marges. Nos prix ont évolué de 24,7% en 6 ans au niveau national, moins que le coût de la vie (25,4%). »Pour certains équipements publics emblématiques (allusion à peine voilée à futur Hôtel de Ville et au projet Pierresvives du Conseil général de l’Hérault), il s’est étonné que les budgets prévus par les collectivités ne soient pas « à la hauteur de la complexité des ouvrages ».Le bâtiment emploie dans l’Hérault 28 000 salariés. 3 000 personnes sont recrutées chaque année, « 1 500 en solde net et 1 500 au titre du renouvellement ».H.V.










