Montpellier/Municipales : Pas d’accord entre Mandroux (PS) et Roumégas (Verts) pour le premier tour
Le communiste Michel Passet à sa droite et le centriste Marc Dufour à sa gauche : la maire socialiste de Montpellier Hélène Mandroux, candidate aux municipales de mars, a joué sur les symboles, ce mardi à la permanence de campagne, pour présenter « une liste d’union et d’ouverture », selon ses termes. Union avec les communistes, présents dans la majorité municipale depuis la première victoire de Georges Frêche, en 1977. Ouverture avec le MoDem, qui a opté pour une stratégie d’alliance au coup par coup : avec la gauche à Montpellier, avec la droite à Lyon, autonome à Paris… Les deux formations politiques présenteront chacune cinq candidats.Les discussions avec les Verts de Jean-Louis Roumégas (12,5% en 2001), appartenant à l’actuelle majorité municipale, ont échoué. « J’aurais vraiment souhaité que les Verts figurent sur la liste. Mais leurs demandes étaient trop fortes pour parvenir à un accord », a déclaré Hélène Mandroux. « Les conditions des Verts étaient incompatibles avec l’équité qui préside nécessairement à une liste d’union », a ajouté Robert Navarro, 1er secrétaire de la Fédération PS de l’Hérault.Une liste « rajeunie et renouvelée à 50% »La liste, « rajeunie et renouvelée à 50% », sera présentée en détail ce vendredi à midi. Seules certitudes : il y aura « 31 femmes et 30 hommes » et Georges Frêche ne sera pas en deuxième place. « C’est le futur premier adjoint qui doit être deuxième, il en a toujours été ainsi précédemment », a déclaré ce dernier.La liste comprendra également des adhérents PRG et MDC, ainsi que des membres de la société civile tels que le professeur Jacques Touchon et, en positions non éligibles, l’écrivain Malika Mokeddem et l’ex-handballeur montpelliérain Grégory Anquetil. La carte de la diversité a été abattue, avec l’annonce de la présence de Brahim Abbou (PS), Nadja El Morci (PC) et Amina Ben Ouarba Jaffiol (société civile).La présidence de la communauté d’agglomération en ligne de mireGrande favorite dans les sondages, Hélène Mandroux a glissé qu’elle soutiendrait la candidature de Georges Frêche à la présidence de Montpellier Agglomération au printemps, après les élections. S’il est élu sénateur - et qu’il se retire par conséquent de ses mandats à la Ville de Montpellier et à la tête de la communauté d’agglomération -, « je me présenterai à la présidence de l’agglomération, a-t-elle confié. Avec Georges Frêche, nous sommes d’accord sur tous les grands projets d’avenir : 3e et 4e lignes de tramway et centre d’art contemporain à Montpellier, salle de 12 000 places à Pérols ».HV










