Vidourle/PAPI - L’État et le syndicat mixte règlent leurs comptes
« Avec Claude Barral, il faudra qu’on s’explique un peu » attaque un Cyrille Schott, préfet de l’Hérault, remonté par la conférence de presse d’avant l’été du président du syndicat mixte du Vidourle, qui dénonçait le désengagement financier de l’Etat. Absent mercredi matin de la visite de la digue de Lunel, Claude Barral ne dit rien d’autre. Tout juste rappelle-t-il que le préfet pilote du plan Vidourle est celui du Gard, et non de l’Hérault, ce qui explique, selon lui, que Cyrille Schott n’ait jamais reçu de demande de rendez-vous avant que Claude Barral ne monte au créneau et ne fasse parvenir une lettre de protestation au président de la République appuyée par 100 élus, dont les présidents du conseil régional et du conseil général du Gard.29 M€ pour le PAPISigné en février 2004, le Programme d’action et de prévention des inondations (PAPI) du Vidourle portait sur 29 M€ de travaux. Il reste aujourd’hui 10 millions à consommer, les deux parties s’accordant d’ailleurs sur la somme. Mais pas sur sa fonction : Claude Barral estime que les 29 M€ intégraient les digues de second rang et les retenues collinaires. Pour le préfet, il n’était question que des digues de premier rang. Les 10 millions restants sont donc insuffisants pour conforter la digue de Lunel, créer des digues de second rang et des retenues, analyse logiquement le président du syndicat. Or pour le préfet, la digue de Lunel est déjà budgétisée, et les 10 millions restants ne doivent servir qu’à conforter la digue de Marsillargues et les digues gardoises. Les représentants de l’Etat envisagent en revanche un second PAPI Vidourle, après décembre 2009, qui prendra en compte les travaux restants à accomplir. « Les préfets ont découvert le Vidourle ce matin », s’emporte Claude Barral. Ils redécouvriront tous deux le président du syndicat mixte le 7 octobre pour une réunion qui devrait atténuer la polémique.F.D.










