Village de marques : la CCI en appelle au préfet
« Je vais très rapidement demander au préfet de suspendre l’ouverture d’Odysseum et de retirer le projet de village de marques tant que le protocole n’a pas été respecté dans son intégralité. » Lors de cette annonce retentissante, Jean-Pierre Fabre, le président de la CCI de Montpellier, est entouré par six associations de commerçants du centre-ville de Montpellier et de sa périphérie, ainsi que par la Socri, propriétaire du Polygone. Tous sont réunis ce vendredi 5 juin pour dénoncer le non-respect des engagements pris en 2006 par la Serm, la Mairie et l’Agglomération de Montpellier dans le cadre du protocole qui a permis de mettre fin à la guerre menée par les commerçants du centre-ville contre le volet commercial d’Odysseum.
Engagement devant la CNEC
« Cet accord visait à conforter le commerce du centre-ville face à Odysseum », rappelle Michel Badie-Cassagnet, directeur immobilier de la Socri, qui souligne que plusieurs mesures importantes - comme la mise en œuvre d’une nouvelle politique tarifaire des parkings ou l’implantation de deux « locomotives » commerciales en centre-ville - n’ont toujours pas été suivies d’effet. « De plus, poursuit-il, Icade (ndlr : le promoteur d’Odysseum) s’était engagé à ne pas créer de nouvelles surfaces commerciales cinq ans après l’ouverture d’Odysseum. Cet engagement a été acté par la CNEC (*) lorsqu’elle a donné son feu vert à Odysseum. Or l’annonce de l’implantation d’un village de marques viole l’esprit de cet accord. »
(*) extrait de la décision de la Commission national d’équipement commercial du 22 septembre 2005 :
« Considérant : qu’ainsi même si la réalisation d’un équipement commercial de cette importance est susceptible de conduire certains magasins, notamment ceux proches du site choisi, à modifier la nature de leur activité ou à adapter leur politique commerciale, le présent projet de la S.C. « ODYSSEUM 2 » ne devrait pas porter atteinte à l’équilibre entre les différentes formes de commerce de la zone de chalandise ; qu’en outre, la dite société a déclaré, en séance, à la Commission nationale d’équipement commercial qu’elle s’interdisait, pendant une durée de cinq ans à compter de l’ouverture au public, de présenter une nouvelle demande d’extension ».










