Quinta France : nouveaux licenciements en vue
Le tribunal de commerce de Perpignan a décidé, ce matin, de prolonger de trois mois la période d’observation pour Quinta France, fabricant perpignanais de meubles haut de gamme en redressement judiciaire depuis le 29 octobre 2008. « Nous sommes encore sous le contrôle judiciaire de Me Sanson, déclare Henri Quinta, joint cet après-midi par La Lettre M. La situation reste compliquée. Mais cette prolongation nous laisse le temps de gérer le retour vers une trésorerie positive ». « Les juges ont compris qu’avec mes collaborateurs, nous portons l’entreprise à bout de bras, et que face à la crise nous ne pouvons pas lutter contre plus fort que nous. La conjoncture économique a été un tsunami pour nous », poursuit-il. Selon lui, le passif de l’entreprise est actuellement égal à 50 % de l’actif.
Une vingtaine de licenciements dans trois mois
L’entreprise a déjà licencié neuf salariés fin 2008, portant son effectif actuel à une soixantaine de personnes réparties entre le magasin à l’enseigne « Comteroux » et les ateliers, situés route d’Espagne à Perpignan. « Au terme de ces trois mois, je vais lancer une seconde vague de licenciements concernant une vingtaine de salariés de l’atelier. Là encore, la prolongation permet à ces derniers d’engager des démarches et ne pas être mis au pied du mur dès ce soir ». Le fabricant de meubles, qui a réalisé un CA de 3,02 M€ au 30 septembre 2008 (résultat : - 271 395 €), est en proie à des difficultés financières en raison de la crise mondiale qui touche à la fois ses marchés à l’export (40 % de son CA) et le secteur de l’ameublement.
Une 4e implantation au Japon pour « Les Toiles du Soleil »
Dans le giron du groupe Quinta, l’entreprise de textile, « Les Toiles du Soleil », implantée à Saint-Laurent de Cerdans, connaît un réel développement. L’entreprise inaugure le 27 août sa 4e implantation au Japon, avec une nouvelle enseigne à Yokohama. « Notre présence japonaise se renforce et accompagne notre développement sur New York. Les tissus du groupe sont encore une niche relativement épargnée », explique le dirigeant.










