Tous derrière Claude Lopez
L’information parue dans la rubrique coulisses de La Lettre M n°1126, révélant le contrôle de la chambre de métiers de l’Hérault par une mission d’inspection, et les critiques formulées par plusieurs élus, minoritaires, sur la gestion de la chambre par son président, Claude Lopez, provoque des remoux dans les organisations représentatives des artisans. Roch Pouzoulet, président de la Capeb 34 et de l’UPA 34, Michel Gras, président de la CGAD 34 (alimentation de détail), « les chefs de fils de l’UPA 34 » et Marie-Thérèse Séverac, président de l’Unams 34 (union des syndicats de métiers et services), ont pris la plume pour « apporter leur soutien total » à Claude Lopez.
« Chaque année, les comptes de la chambre (…) sont approuvés à une écrasante majorité par l’assemblée générale après avis du commissaire aux comptes et validés par la préfecture, autorité de tutelle », affirment-ils. La chambre de l’Hérault est, selon eux, « l’une des mieux gérée en France, avec une taxe pour frais de chambre de métiers parmi les moins élevée ». Elle « affiche, ajoutent-ils, une excellente santé budgétaire ».
« Attaques répétées »
Ils reprennent à leur compte l’argument de Claude Lopez, déjà publié dans La Lettre M : « Le contrôle administratif et financier auquel il est fait allusion avait été prévu de longue date. Il se situe dans le cadre normal d’un audit classique auquel sont assujettis tous les organismes consulaires. »
L’UPA et les syndicats « dénoncent les attaques répétées de la part des trois élus (et non cinq) qui ont alerté la Lettre M et dont fait partie Jean-Claude Nadal, le président de la Cnams 34. Sans preuves, ils dénigrent systématiquement l’institution consulaire. Déboutés par la justice de toutes leurs actions, ces trois individus continuent malgré tout de tenter de déstabiliser la chambre de métiers. Lâchés par leurs syndicats ils se retrouvent isolés. »
Dans l’article de La Lettre M, les contestataires dénonçaient le « comportement despotique », selon eux, du président Claude Lopez et « l’accaparement » du pouvoir par le puissant syndicat du bâtiment, la Capeb. Ils suspectaient une « opération immobilière opaque » dans le projet de vente du château Levat, siège de la chambre. Dans nos colonnes, le président Claude Lopez leur a répliqué que ce projet, qui n’avait « rien d’opaque », était suspendu.










